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Faits divers – Justice

Accident de la route mortel à Tours en 2014 : Le conducteur épileptique et son ex-médecin devant la justice

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Par , France Bleu Touraine

Un homme aujourd'hui âgé de 67 ans et son ex-médecin traitant comparaissaient le jeudi 2 mai devant le tribunal correctionnel de Tours. Au volant de sa voiture, l'homme avait fait une crise d'épilepsie en juillet 2014 dans Tours. Il avait renversé et tué une femme de 29 ans.

Le palais de justice de Tours
Le palais de justice de Tours © Radio France - Xavier Louvel

Indre-et-Loire, France

Le tribunal correctionnel de Tours a jugé le 2 mai 2014 un homme âgé aujourd'hui de 67 ans et son médecin (désormais à la retraite), respectivement pour homicide involontaire et homicide involontaire par négligence. Le 3 juillet 2014, à 8h55 du matin, rue de Boisdenier à Tours, dans le quartier des Prébendes, l'homme de 67 ans avait fait une crise d'épilepsie au volant. Il avait renversé avec sa voiture et tué une femme de 29 ans qui marchait sur le trottoir. Pour les proches de la victime, son médecin aurait dû prononcer, au moins, une interdiction partielle de conduire.

Ce dossier, ce n'est pas la fatalité, ce n'est pas la faute à pas de chance. C'est une succession de négligences. Maître Sophie Béhanzin, l'avocate des proches de la victime

A l'époque, le conducteur (également chauffeur de bus) doit prendre deux médicaments quotidiennement pour épilepsie, et pourtant, pour lui, il n'est pas malade. Il ne les prend pas régulièrement. Il n'a jamais prévenu son employeur ni la médecine du travail de sa maladie. L'autre problème dans ce dossier, c'est le rôle du médecin traitant du conducteur, également médecin conseil de la préfecture pour les agréments de permis de conduire. Les deux hommes se voient en 2012 pour faire renouveler le permis de chauffeur de bus du principal prévenu. Le médecin assure avoir dit de vive-voix que s'il n'allait pas voir un neurologue, il ne "renouvellerait pas son agrément". Le conducteur n'est jamais allé voir un spécialiste. 

Deux ans de prison avec sursis requis contre le conducteur, dix mois avec sursis pour l'ex-médecin

Pour les parties civiles, le médecin aurait dû s'en inquiéter, et sévir, lui dire qu'il était dangereux car il ne suivait pas son traitement, et restreindre son permis de conduire. Des arguments défendus aussi par le parquet. "Ce dossier, c'est une succession d'inconséquences" a-t-il dit dans son réquisitoire. Il a demandé deux ans de prison avec sursis contre le conducteur, et interdiction de repasser le permis avant 5 années, le maximum prévu par la loi. Il a demandé dix mois de prison avec sursis contre son médecin traitant pour négligence. Les avocats du médecin et du conducteur ont eu demandé la relaxe. Le jugement sera rendu le 27 juin.