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Faits divers – Justice DOSSIER : Accident de Millas

Accident de Millas : le médicament pris par la conductrice était incompatible avec la conduite

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Par , France Bleu, France Bleu Roussillon

Selon des informations de franceinfo révélées ce jeudi, de nouveaux éléments dans l'enquête sur l'accident de car mortel à Millas (Pyrénées-Orientales) en décembre 2017 mettent en cause le médicament contre l'insomnie que prenait la conductrice. Six collégiens ont perdu la vie dans la collision.

Le passage à niveau de l'accident de Millas.
Le passage à niveau de l'accident de Millas. © Maxppp -

De nouvelles pièces du dossier d'instruction de l'accident mortel de car de Millas, survenu en décembre 2017, pointent le médicament contre l'insomnie pris par la conductrice à la période des faits, selon des informations de franceinfo révélées ce jeudi. La collision entre un car et une rame de TER avait coûté la vie à six collégiens. La juge d'instruction du pôle "accidents collectifs" de Marseille s'est intéressée à la zopiclone, l'hypnotique commercialisé par Sanofi sous le nom d'Imovane, médicament pris par la conductrice. Le laboratoire pharmaceutique a expliqué que ce médicament "comporte un pictogramme rouge de niveau 3 considéré comme le niveau le plus élevé et équivalent à une interdiction de conduire".

"Attention danger : ne pas conduire !"

Cette interdiction est clairement lisible sur la boîte du médicament, telle qu'elle est vendue en pharmacie : un triangle avec une voiture à l’intérieur sur fond rouge, accompagnée d'une mise en garde : "Attention danger : ne pas conduire !" Sanofi a également précisé que l'Imovane "peut influencer de façon conséquente l’aptitude à conduire, avec des risques possibles de somnolence, un allongement du temps de réaction et la diminution de la vigilance, particulièrement pendant les douze heures suivant la prise du médicament". Il peut aussi provoquer "une conduite automatique avec amnésie post événementiel".

Un traitement inadapté

Selon des résultats de l'enquête, dans les 90 secondes avant l'accident, la conductrice avait semblé en pilotage automatique avant un brutal coup de frein, mais trop tardif devant la barrière baissée du passage à niveau, et malgré les coups de klaxon du conducteur du TER. Devant ces nouvelles informations, les avocats des familles des victimes envisagent de demander au parquet un réquisitoire supplétif. Ils veulent interroger le médecin de la conductrice qui pourrait être mis en examen.

En effet, la notice du médicament, tout comme les recommandations de l'Agence nationale du médicament, spécifient que le traitement ne doit jamais excéder quatre semaines. Mais la conductrice prenait ce médicament depuis sept ans, prescrit depuis deux années par le même médecin. 

La conductrice du car a été mise en examen dans cet accident pour "homicides et blessures involontaires". La responsabilité de la SNCF a été exclue, par plusieurs témoins et par les expertises techniques.