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Accident de Millas : le responsable de la cellule d'urgence répond aux critiques des familles des victimes

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu
Millas, France

Après l'accident de Millas (Pyrénées-Orientales), une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise en place. Le responsable de cette cellule répond aux critiques des familles des victimes, ce lundi, sur France Bleu Roussillon.

L'accident de Millas a causé la mort de six collégiens.
L'accident de Millas a causé la mort de six collégiens. © Maxppp -

Le soir de l'accident de Millas (Pyrénées-Orientales) qui a causé la mort de six collégiens, une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise en place. Mais dès le 15 décembre, le lendemain du drame, des parents de victimes ont mis en cause l'organisation, notamment à l'hôpital de Perpignan, affirmant avoir été mis au courant du décès de leur enfant avec "froideur" et "sans compassion".

Les parents de Loïc, l'un des collégiens décédés, ont réclamé des "excuses" de la part des autorités.                      

Philippe Banyols, directeur de l'hôpital psychiatrique de Thuir (Pyrénées-Orientales), a piloté la cellule d'aide médico-psychologique dès la nuit du 14 décembre. Il n'était pas sur place cette nuit-là, mais il estime que le dispositif de prise en charge était suffisant : aussitôt après l'accident, "dix spécialistes du post-traumatisme, formés,  étaient sur place. Il y avait des psychiatres, des infirmiers, des cadres de santé, des psychologues. Ce sont tous des gens expérimentés : un grand nombre d'entre eux étaient intervenus après les attentats de Nice".

"Sans doute que tout n'a pas été parfait, parce que c'est un accident d'une telle envergure qu'il n'est pas possible d'organiser les choses parfaitement", Philippe Banyols

"Nous n'avions jusque-là pas eu de plaintes. Je pense que mon équipe était accessible, je suis même sûre qu'elle l'était. La situation était absolument terrible : sans doute que tout n'a pas été parfait, parce que c'est un accident d'une telle envergure qu'il n'est pas possible d'organiser les choses parfaitement.

Donc y a-t-il eu quelques accidents de communications ? Je n'en sais rien, mais en tout cas, il y avait, disponibles, des ressources qui étaient là pour recevoir et ce sont des personnes qui ont de l'expérience. (...) Les protocoles prévoient que les gens qui le souhaitent soient reçus : je pense qu'il y avait cette possibilité-là puisque la plupart des familles qui souhaitaient être reçues l'ont été."

Philippe Banyols n'est pas surpris par les réactions des familles : "Bien sûr, je comprends ce genre de réactions, quand on vit quelque chose d'aussi terrible, la colère, c'est une réaction normale. Si j'étais à la place de ces familles, je serais probablement très en colère aussi et j'en voudrais à la terre entière. Je ne suis pas choqué et mes équipes ne le sont pas non plus d'entendre ce genre de choses, on est là aussi pour entendre ça."

Des moyens qui seront maintenus le temps qu'il faudra

Si des erreurs de communication ont été commises, le directeur de l'hôpital psychiatrique de Thuir juge ne pas encore avoir le "recul nécessaire" pour en juger : "C'est une situation qui date d'il y a dix jours, il y aura sans doute des analyses à faire, c'est aux services de l'État de le faire comme ça se fait toujours dans ce genre de situations.

Mais aujourd'hui, je ne suis pas capable de répondre à cette question, encore une fois, parce que nous n'avons pas le recul nécessaire. Ce que je peux vous dire, moi, aujourd'hui, c'est que les moyens qui ont été mis en œuvre sont maintenus et qu'ils seront maintenus le temps qu'il faudra."

La cellule de soutien psychologique a reçu 600 personnes. Elle est toujours active à la mairie de Saint-Féliu-d'Avall et à l'hôpital de Perpignan.

Le directeur de l'hôpital psychiatrique de Thuir répond aux familles des victimes

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