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Faits divers – Justice DOSSIER : Accident de Millas

Accident de Millas : trois enquêtes ont été ouvertes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Après l'identification des victimes dans accident de Millas, dans les Pyrénées-Orientales, qui a fait six morts et 18 blessés dont 14 collégiens, trois enquêtes ont été ouvertes.

L'accident de Millas entre un bus scolaire et un TER (Pyrénées-Orientales).
L'accident de Millas entre un bus scolaire et un TER (Pyrénées-Orientales). © Maxppp -

Millas, France

La préfecture des Pyrénées-Orientales a annoncé la fin de l'identification des victimes de l'accident de bus survenu jeudi à Millas, près de Perpignan.

Trois enquêtes en cours

La première est l'enquête judiciaire pour homicides et blessures volontaires, ouverte jeudi pour déterminer les circonstances de l'accident. La deuxième est une enquête du BEA (Bureau enquête accident), commanditée par le ministère des Transports et la troisième est une enquête interne, commanditée par la SNCF.

Jean-Jacques Fagni, le procureur de Perpignan, a annoncé que le conducteur du TER ayant percuté le bus scolaire avait été entendu dès jeudi soir par les enquêteurs. D'autres auditions sont en cours.

Les barrières du passage à niveau

Certains témoignages affirment que les barrières ne se seraient pas baissées. Interrogée par France 3, la grand-mère d'une collégienne blessée dans la collision raconte que "les clignotants qui s'allument normalement ne se sont pas allumés. La conductrice est alors passée, elle s'est arrêtée à moitié, et c'est là que le train l'a percutée. C'est ce qu'a dit ma petite-fille", explique-t-elle. 

Un autre parent d'élève, Samuel, interrogé par France Bleu Hérault, explique avoir reçu une photo envoyée par son fils sur les lieux de l'accident : "Quand j'ai vu la photo, j'ai compris qu'il y avait un grave souci donc je suis parti directement (...), ce qui m'a surpris sur la photo qu'on a reçue, c'est qu'en fait, la barrière est complètement relevée, il n'y a pas de barrière cassée".

Dans le sens où circulait le bus, la barrière du passage à niveau est brisée. Mais selon les précisions de la SNCF ce vendredi matin, on ne sait pas si c’est le bus scolaire qui l’a forcée ou si elle a été détruite lors de la collision.

Dans l'autre sens, la seconde barrière est effectivement levée, mais c’est le fonctionnement normal puisqu’elle se relève après le passage du train. La SNCF indique que l'on ne peut rien conclure pour l’instant.

"Faire la lumière"

Benjamin Griveaux, secrétaire d'État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, a rappelé sur franceinfo ce vendredi matin que la conductrice du bus, actuellement gravement blessée, "sera sans doute une personne importante à entendre" et qu'"a priori, la visibilité était bonne, il n'y avait pas de caractère défectueux sur ce passage à niveau."

Il a également expliqué qu'"entre 2003 et 2015, on a baissé de moitié les accidents liés à des passages à niveau. Il y a un plan, deux plans même, de sécurisation qui ont été mis en place en 2008 par Dominique Bussereau et en 2013. Il reste 162 passages à niveau à sécuriser dans le pays, celui de Millas n'en faisait pas partie."

Pour Benjamin Griveaux, "il est indispensable qu'on puisse faire la lumière, on le doit aux familles, on le doit aux Français. Et faire en sorte qu'à l'avenir, ce type d’événements tragiques ne puisse pas se reproduire."

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