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Accident du travail mortel en 2013 : une entreprise de plomberie jugée à Dijon

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Par , France Bleu Bourgogne

Le tribunal de Dijon a jugé, ce jeudi matin, le patron et l'ancien co-gérant d'une société de plomberie dijonnaise mise en cause après la mort d'un salarié lors d'une intervention en juin 2013.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp -

Un accident du travail dramatique a occupé le tribunal de Dijon pendant une grosse partie de la matinée ce jeudi. Une entreprise de plomberie était sur le banc des accusés après la mort d'un salarié, en juin 2013, électrocuté pendant l'installation d'un nouveau modèle de chauffe-eau chez un client de Marsannay-la-Côte. Des souvenirs difficiles pour tout le monde.

Le plombier retrouvé mort au sous-sol

Imaginez le choc, quand les clients sont rentrés chez eux ce soir-là et ont trouvé leur plombier, mort, au pied du nouveau chauffe-eau ! Surtout qu'on aurait pu l'éviter car le chauffagiste travaillait sans gants isolants comme le veulent pourtant les procédures de sécurité. "Je ne savais pas qu'il en fallait", se justifie le patron... Mais c'est sur un autre point que le tribunal a passé le plus de temps : l'installation de base, en 2011, était défectueuse.

Qui a fait la toute première installation ?

L'installation est "non conforme aux normes de sécurité" affirmait un expert pendant l'enquête. Alors qui a baclé la toute première pose ? Sur le banc des prévenus l'ancien co-gérant de la société est désigné par les emplois du temps de l'entreprise, mais n'a, dit-il "aucun souvenir de cette journée." C'est un peu léger pour les parents de la victime. La mère se tamponne les joues avec son mouchoir en tissu et le père, grand gaillard moustachu, les yeux rouge, écrit des petits mots à l'avocate sur un mini calepin violet. Elle rappelle pour eux au tribunal : "leur fils unique, de 32 ans était un excellent salarié, un homme généreux et peu importe qui a fait l'installation, le code du travail dit que l'employeur doit assurer la sécurité de ses salariés". Ca n'a pas été le cas ici.

Argument entendu par la vice-procureur qui requiert malgré tout la relaxe pour l'installateur présumé et 15.000 euros d'amende pour l'entreprise. Le tribunal rendra sa décision le 9 mars prochain.

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