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Accident mortel au passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or : l'enquête classée sans suite

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Le procureur de la République de Reims annonce ce jeudi le classement sans suite de l'enquête sur l'accident mortel survenu le 15 juillet 2019 au passage à niveau d'Avenay-Val-D'Or (Marne), qui a coûté la vie à 4 personnes dont une assistante maternelle et trois enfants.

Le passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or (Marne), où a eu lieu l'accident.
Le passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or (Marne), où a eu lieu l'accident. © Radio France - Raphaël Cann

Plus d'un an après la collision entre une voiture et un TER au passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or qui a coûté la vie à quatre personnes dont trois enfants, le procureur de la République de Reims annonce ce jeudi 26 novembre le classement sans suite de l'enquête qui aura durée près de 16 mois. L'accident remonte au 15 juillet 2019 : un TER reliant Épernay à Reims percutait violemment une voiture au passage à niveau d'Avenay-Val d'Or.  La conductrice, une assistante maternelle de 37 ans, sa fille de 10 ans et deux enfants de 3 ans et 1 an sont morts.  

L'accident imputable à l'action de la conductrice 

"Les investigations menées ont très rapidement permis d’écarter toute faute de conduite du conducteur de la motrice SNCF et toute éventuelle défectuosité de la motrice", précise d'abord le communiqué du parquet de Reims qui poursuit : "s’agissant du passage à niveau qui a fait l’objet de très nombreuses constatations, investigations, et expertises (...) son état général était bon, les dernières vérifications dataient de fin janvier 2019, sans qu’il ait été noté d’anomalie de fonctionnement, et sa maintenance ne souffrait d’aucune critique". 

"La cause certaine et unique de l’accident est le comportement de la conductrice qui a franchi la barrière abaissée du passage à niveau en état normal de fonctionnement, en roulant à faible allure et sans agir sur les freins", conclut le procureur de la République de Reims Matthieu Bourrette dans son communiqué. 

Classement sans suite en raison du décès de la conductrice

Mais des questions restent sans réponse : la conductrice a t-elle eu un malaise ? Est ce que la prise de médicament qui a pu avoir un effet néfaste sur son métabolisme ? Le procureur de la République explique que l'accident "est imputable à l'action de  la conductrice qui a forcé à 33 km/ heure les barrières du passage à niveau" sans que l'enquête puisse démontrer s'il y a eu une faute de conduite ou bien un malaise. 

Les conclusions du rapport technique déjà critiquées par l'avocat de familles des victimes

Selon le rapport technique du le Bureau d'Enquêtes sur les Accidents de Transport Terrestres (BEA-TT) rendu public il y a quelques jours, le train qui circulait à une vitesse normale de 116 km/h, n'a joué aucun rôle dans cet accident. Ce serait bien la conductrice qui aurait forcé le passage à niveau en percutant l'une des barrières de sécurité. Il pointait du doigt la responsabilité de la conductrice, sous l'emprise d'un médicament "en dose toxique". Des conclusions vivement critiquées par Maître Gérard Chemla, l'avocat de deux des trois familles de victimes.

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