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Accusations de racisme au tribunal de Paris : "ma carrière est foutue" témoigne le lanceur d'alerte

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris

Invité de Franceinfo ce mardi Amar Benmohamed, le policier qui a dénoncé dans la presse des insultes et des actes de maltraitances commis par certains de ses collègues du tribunal de grande instance de Paris estime que sa "carrière est foutue". Il a déposé plainte contre X pour harcèlement.

Le tribunal de Paris, dans le 18ème arrondissement de la capitale (illustration)
Le tribunal de Paris, dans le 18ème arrondissement de la capitale (illustration) © Radio France - Stéphanie Berlu

Après avoir dénoncé dans la presse des insultes et des actes de maltraitance de la part de policiers au tribunal de grande instance de Paris, Amar Benmohamed dépose plainte contre X pour harcèlement. Invité de Franceinfo ce mardi 28 juillet, le "lanceur d'alerte" estime que sa "carrière est foutue". 

Le policier estime être la cible de supérieurs hiérarchiques et de collègues qui le désignent comme "une balance". Dans sa plainte, Amar Benmohamed explique être victime de harcèlement depuis 2018 et se décrit dans un état de détresse psychologique grave.

"Ma carrière est foutue"

"Je ne vous le cache pas, ma carrière est foutue", a expliqué le policier sur franceinfo. "On me le dit clairement : _'t'es grillé, t'es carbonisé, t'es mort, ils t'auront tôt ou tard'_", détaille-t-il. Il explique avoir commencé à être "témoin d'insultes à partir du printemps 2017".

Le brigadier-chef tient à le préciser : "tous les policiers et gendarmes ne sont pas pourris, loin de là. Mais là, il y avait un petit groupe qui a pris ses aises". Affecté au dépôt du tribunal de grande instance de Paris, lieu où transitent les prévenus avant et/ou après leur présentation face à un magistrat, il est notamment témoin d'insultes racistes et homophobes. 

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Maltraitances 

"Sale bougnoule", "négro", "sale pédé", "sale trans", entend notamment Amar Benmohamed, lancé à des "personnes déférées, qui allaient en prison, qui ne cherchaient pas à provoquer [ses] collègues, qui demandaient juste à boire, à manger"

Si il n'a jamais été témoin de violences physiques, le policier témoigne également de formes de maltraitances : "de la nourriture jetée par terre, des refus de donner de l'eau, à manger, refus aussi de donner des couvertures". 

"Affaire étouffée"

Face à ces situations, Amar Benmohamed décide de réagir "par étape". S'entament alors des discussions avec les collègues concernés, puis auprès des syndicats et des supérieurs hiérarchique. Mais lorsqu'il décide d'en aviser ces derniers par écrit, ils ressent qu'on lui fait "payer le prix d'avoir balancé"

Alors qu'une enquête est ouverte, le brigadier-chef a le sentiment que celle-ci n'est qu'administrative et que "l'affaire est étouffée". Raison pour laquelle il décide finalement de témoigner auprès de Streetpress. 

Même si il se sait "grillé", Amar Benmohamed est prêt à payer ce prix pour que les choses changent. "J'ai des valeurs. Quand je suis rentré dans la boite, j'ai eu des collègues anciens, des ch'tis, des bretons, de toutes origines. (...) Ils nous ont dit : 'Y'a pas de couleur, on travaille de la même façon pour tout le monde. Tu fais bien ton travail et d'abord, t'as ton salaire mais t'as aussi une certaine forme d'honneur'", explique-t-il, regrettant que les gradés ne fassent "pas de vague" car ils ont "leur carrière en ligne de mire". 

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