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Accusations de violences et de racisme dans la police : "Les collègues en ont ras-le-bol"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le syndicat UNSA Police en Moselle est remonté contre le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a pris la parole hier en pleine polémique sur les accusations de racisme et de violences dans la police.

Le syndicat UNSA rejette les accusation de violence et de racisme envers la police
Le syndicat UNSA rejette les accusation de violence et de racisme envers la police © Maxppp - Alexis Sciard

Christophe Castaner promet la tolérance zéro concernant le racisme dans les rangs de la police. Face aux accusations de violences policières qui se multiplient, le ministre de l'Intérieur a annoncé lundi une réforme "en profondeur des inspections du ministère de l'Intérieur". Des propos qui font bondir Wilfried Antoine, délégué départemental du syndicat UNSA Police en Moselle. 

Comment accueillez vous les propos et les annonces de Christophe Castaner ?  

Plutôt mal parce que depuis ses déclarations hier, j'ai le téléphone qui a sonné de nombreuses fois. Les collègues en ont ras-le-bol d'entendre des choses pareilles. Parce que se sont des gens dévoués à leur métiers, qui y mettent beaucoup de cœur, qui sont attachés aux valeurs de la police, à leur pays. Et entendre maintenant que nous sommes des gens méchants et violents, on en peux plus. Cela commence à devenir inquiétant.  

Mais si le ministre prend ainsi la parole, c'est qu'il y a bien un problème ?  

Evidemment on peu rencontrer des problèmes au sein de notre institution. Mais imaginez qu'il y a un appel tous les 7 à 8 secondes en France, imaginez le nombre d'interventions qui se passent en France tous les jours. Au vu des incidents ou accidents qui peuvent survenir, c'est quand même très à la marge du travail qui est fait chaque jour.  

La police est éclaboussée par plusieurs révélations de groupes Facebook où des fonctionnaires se livrent à des propos ouvertement racistes...

Si des gens se livrent à de tels propos, ils seront condamnés. Je fais confiance à notre institution pour le faire. Quand un policier fait un faux pas, il a la double sanction pénale et administrative. Il peut y avoir des racistes comme il y en a partout, on a une police qui est à l'image de sa population.

Imaginiez vous que les manifestations contre les violences et le racisme née aux Etats-Unis de la mort de Georges Floyd arriveraient en France et prendraient une telle ampleur ?   

Ce qui se passe à droite ou à gauche est toujours une bonne occasion pour venir semer le désordre au sein du pays, pour manifester et casser. A Metz, la manifestation se passait bien puis a dégénéré. Les gens manifestaient contre les violences policières et nous avons compté environ 350 projectiles à l'encontre des forces de l'ordre. Des policiers, des gendarmes, le procureur ont été blessés. Je ne sais pas qui doit donner une leçon à qui dans ce cas là.  

Comment analysez-vous le rapport de l'IGPN qui fait état d'une hausse significative des enquêtes en 2019 contre des membres des forces de l'ordre ?  

Je n'ai pas fait de grandes recherches par rapport à cela. C'est peut-être parce que le pays va mal, parce que la police n'arrête pas d'être requise pour des manifestations. Je vous rappelle que pour les gilets jaunes, la police a été sur les rangs quasiment chaque week-end. Il y a donc forcément une hausse des plaintes de la population pour d'éventuelles violences. Par contre, entre les dénonciations et les condamnations, il en est tout autre : 90% des enquêtes ne donnent lieu à aucune poursuite. Le chiffre est éloquent.  

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