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Faits divers – Justice

Accusés à tort de maltraitance, les parents de Louna veulent obtenir réparation du préjudice qu'ils ont subi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Les parents de la petite Louna avaient été accusés en 2012 de maltraitance sur leur fille. Il s'agissait en fait d'une maladie rare laissant des traces sur le corps, mais les experts mandatés par la justice nancéienne avaient conclu à des violences. Les parents envisagent aujourd'hui des poursuites.

Louna et son petit frère Léo, tous deux atteints de la maladie
Louna et son petit frère Léo, tous deux atteints de la maladie - Photos familiales

Rambervillers, France

Pour Sabrina Dietsch et Yoan Bombarde, le cauchemar a commencé en 2012, alors qu'ils habitent Rambervillers, dans les Vosges. Leur fille Louna, alors bébé, souffre de plusieurs symptômes et est donc hospitalisée. Des œdèmes apparaissent sur son corps : le médecin redoute des violences et signale le cas de Louna.

Il aurait suffi d'une simple prise de sang. Mais ils ne l'ont pas faite. - Sabrina, la maman de Louna

Les trois experts mandatés par la justice concluent effectivement à de la maltraitance. Sauf que Louna souffre en fait d'une maladie héréditaire rare, l'angio-oedème bradykinique, qui laisse des traces pouvant faire penser à des bleus. Sabrina, sa maman, en sait quelque chose : elle doit vivre avec la même maladie. Mais à l'époque, la petite n'est pas diagnostiquée : "Il aurait suffi d'une simple prise de sang pour que les experts s'en rendent compte. Mais ils ne l'ont pas faite", soupire Sabrina.

Cette prise de sang sera faite bien plus tard, à l'initiative des parents de Louna. Et elle démontrera que la fillette souffre bien de la même maladie que sa mère. Mais avant que les parents ne soient définitivement blanchis, il va s'écouler trois ans et demi de combat judiciaire, pendant lesquels ils sont mis en examen et la petite Louna placée en famille d'accueil : "Cela a été un réel calvaire. C'est trois ans et demi pendant lesquels on ne l'a pas vue grandir", martèle Sabrina.

Pour qu'il n'y ait plus jamais "d'affaire Louna"

Aujourd'hui, toute la famille vit en Isère, et Louna va bien. Mais les parents veulent désormais "que justice soit faite". "On veut que cela fasse jurisprudence, que ça ne se repasse plus, qu'il n'y ait plus jamais d'affaire Louna, que ces personnes-là ne puissent plus recommencer".

Les parents et leurs avocats ont donc lancé la procédure : "Nous poursuivons la responsabilité des experts, explique Me Gérard Welzer, on est dans la phase obligatoire amiable. Nous avons écrit aux experts, les compagnies d'assurance sont en train de prendre position. S'ils n'acceptent pas la responsabilité, nous saisirons le tribunal de grande instance de Nancy."

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