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Adolescent mutilé : il n'y a pas eu d'acte de cannibalisme selon le procureur de Tarascon

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

D'après le parquet de Tarascon, il n'y a pas eu "d'acte d'anthropophagie" dans l'affaire de l'adolescent retrouvé décapité et mutilé dans un appartement du centre-ville. Le procureur de Tarascon précise ce jeudi que la victime était bien un jeune voisin de l'auteur présumé du meurtre.

Le corps décapité et démembré de l'adolescent a été retrouvé dans un appartement de Tarascon
Le corps décapité et démembré de l'adolescent a été retrouvé dans un appartement de Tarascon © Maxppp - SOUILLARD Bruno

Le parquet de Tarascon exclut ce jeudi 22 juillet "tout acte d'anthropophagie" dans l'affaire de l'adolescent retrouvé décapité et mutilé dimanche soir à Tarascon. Le cadavre d’un adolescent de 13 ans, décapité et démembré, a été retrouvé dans un appartement du centre-ville. L'occupant de l'appartement a été tué par la police en tentant de s'enfuir. 

Il s'agit bien du jeune adolescent de 13 ans disparu à Tarascon

Le procureur de la République de Tarascon a confirmé à l'Agence France Presse que la victime était un jeune voisin de 13 ans du principal suspect. 

"Les expertises génétiques ont conclu à l'absence d'ADN de la victime dans le bol gastrique de l'auteur présumé" du meurtre, tué par un policier environ trois heures après la découverte du drame, "permettant ainsi d'exclure tout acte d'anthropophagie", a insisté le procureur de la République de Tarascon auprès de l'AFP. Les expertises génétiques ont confirmé que la victime était bien l'adolescent dont la disparition avait été signalée par sa mère à Tarascon. Celle-ci s'était présentée au commissariat de la ville dimanche soir, accompagnée par un jeune homme qui avait expliqué "avoir effectué des travaux de ménage chez un homme et avoir vu la forme d'un corps dans un sac poubelle, dans la salle de bains" explique le Parquet. 

Les analyses menées par le laboratoire d'hématologie médico-légale de Bordeaux ont également permis de constater "des atteintes importantes à l'intégrité du cadavre" mais les investigations "ne permettent pas de retenir l'hypothèse d'un rapport sexuel consenti ou imposé entre la victime et l'auteur présumé des faits dans les temps voisins de l'homicide, que ce soit avant ou après", a précisé le procureur de la République de Tarascon. Cependant "les analyses ADN ont permis de renforcer le lien entre le cadavre et l'auteur présumé", a ajouté M. Gumbau, la preuve d'un "contact" ayant été établie.

L'auteur présumé des faits, le locataire de l'appartement, un homme de 32 ans connu pour des troubles psychiatriques et déjà condamné à deux reprises pour des faits de violences avec arme, a été tué vers trois heures du matin, lundi, à Tarascon par un policier qui tentait de l'interpeller. Touché d'une balle, il avait succombé à ses blessures. À l'issue des deux autopsies, vendredi, le parquet de Tarascon se dessaisira au profit de celui d'Aix-en-Provence qui devrait ouvrir une information judiciaire pour homicide volontaire. L'enquête sur la mort de l'adolescent a été confiée à la police judiciaire, celle sur la mort de son meurtrier présumé est menée par l'IGPN, la police des polices. 

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