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Adolescente tondue et battue à Besançon : ses parents et ses frères et soeurs expulsés vers Sarajevo

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

Les parents de l'adolescente bosniaque tondue et battue en août 2020 à Besançon, ont été expulsés vers Sarajevo samedi 24 octobre 2020. La veille, le tribunal correctionnel de Besançon les avait reconnu coupables de nombreux coups et d'avoir rasé le crâne de leur fille.

En parka noire et blanche, l'oncle de la victime a été condamné à un an de prison dont quatre mois avec sursis, mais pas à une interdiction de territoire français,  il bénéficie du statut de réfugié.
En parka noire et blanche, l'oncle de la victime a été condamné à un an de prison dont quatre mois avec sursis, mais pas à une interdiction de territoire français, il bénéficie du statut de réfugié. © Radio France - Rachel Saadoddine

Samedi 24 octobre 2020, le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin a annoncé l'expulsion des parents de la jeune femme de 17 ans, tondue et battue par sa famille l'été d'avant, à Besançon dans le Doubs. La veille, le couple a été reconnu coupable de ces actes de violence. Le tribunal de Besançon les a condamnés à un an de prison dont quatre mois avec sursis et à une interdiction de paraître sur le territoire national pendant cinq ans. D'origine bosniaque, ils ont été envoyés à Sarajevo en moins de 24 heures après leur sortie du tribunal.  

La famille de la victime emmenée à Sarajevo en moins d'une journée

En début d'après-midi le samedi 24 octobre 2020, un communiqué du ministère de l’Intérieur indiquait que toute la famille, y compris les frères et sœurs de la victime ont été expulsés:

Tout est allé très vite après la fin du procès. Les parents ont été interpellés à leur sortie du tribunal correctionnel de Besançon. Ils ont ensuite été conduits au Centre de rétention administrative de Metz avec leurs trois plus jeunes enfants, puis ce matin à Nancy, d'où ils ont rallié Sarajevo.

Cette expulsion rapide porte préjudice à cette jeune fille - L'avocate de la jeune fille

Une procédure jugée un peu trop rapide pour Me Céline Party, l'avocate de la jeune fille. Sa cliente souhaitait dire aurevoir à ses deux petits frères et à sa petite sœur. "Avec l'aide sociale à l'enfance, nous souhaitions organiser une rencontre médiatique entre ma cliente, ses parents et ses frères et sœurs. Cela aurait permis à ma cliente de leur dire au revoir correctement. Cette expulsion rapide porte préjudice à cette jeune fille, coupée de sa famille sans au revoir." Le vendredi soir, à l'issue du procès, l'adolescente avait échangé quelques mots avec ses parents, avant de les étreindre.

Ici en train d'entrer dans la salle d'audience, le père de la victime a été expulsé vers Sarajevo avec sa femme et leurs trois plus jeunes enfants.
Ici en train d'entrer dans la salle d'audience, le père de la victime a été expulsé vers Sarajevo avec sa femme et leurs trois plus jeunes enfants. © Radio France - Rachel Saadoddine

L'oncle et la tante de la jeune-fille, également reconnus coupables, pourraient aussi être expulsés

L'oncle et la tante de la victime, eux aussi condamnés à huit mois de prison ferme, n'ont pas été condamnés à quitter la France. Ils bénéficient à ce jour du statut de réfugiés. Mais il pourrait bien leur être retiré, à en croire un tweet du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en date du 23 août, affirmant qu'ils "n'avaient rien à faire sur le sol national." 

Sur Europe 1, le 24 octobre, Marlène Schiappa, ministre déléguée en charge des citoyennetés, a estimé que ces personnes n'avaient "rien à faire dans la République française."

L'adolescente a été prise en charge par l'aide sociale à l'enfance et obtiendra un titre de séjour à sa majorité, en juillet prochain. Un engagement pris, par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa.

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