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Adolescente tuée à Nantes : le suspect reconnaît les faits et avait respecté ses obligations de soins

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu, France Bleu Poitou

L'homme de 45 ans, interpellé ce jeudi et déjà condamné pour plusieurs viols, a reconnu avoir tué l'adolescente de 15 ans, le 20 août, à Nantes. Le meurtrier présumé, qui avait respecté toutes ses obligations de soins, avait pris le soin de repérer les lieux avant de passer à l'acte.

Lors d'une conférence de presse, ce samedi, le procureur de la République adjoint de Nantes a indiqué que le suspect avait reconnu le viol et le meurtre de l'adolescente, le 20 août.
Lors d'une conférence de presse, ce samedi, le procureur de la République adjoint de Nantes a indiqué que le suspect avait reconnu le viol et le meurtre de l'adolescente, le 20 août. © Radio France - Grégory Jullian

Quelques heures après avoir été interpellé à son domicile de Mésanger en Loire-Atlantique, ce jeudi, l'homme de 45 ans soupçonné d'avoir tué une adolescente de 15 ans, le 20 août dernier, dans un immeuble désaffecté du centre-ville de Nantes, a reconnu les faits et est mis en examen, ce samedi soir. "Il a livré spontanément des aveux précis et circonstanciés contrairement à ce qu'on aurait pu penser", confie, ce samedi après-midi, Pascal Gontier, le directeur interrégional adjoint de la police judiciaire de Rennes. Déjà condamné en 2005 à 18 ans de prison pour de multiples viols, le meurtrier présumé était sorti de prison en 2016 et avait respecté "l'ensemble des obligations de soins" auxquelles il était soumis. 

Toujours le même mode opératoire

Inquiets que l'homme se suicide au moment de son interpellation "compte tenu de son lourd passé judiciaire", les policiers de la BRI de Nantes ont d'emblée écarté l'option d'une interpellation au petit matin. "On craignait qu'il mette fin à ses jours au regard de ce qu'il encourt, détaille Pascal Gontier. Cette option a donc été écartée car il y avait le risque que l'homme ait une arme au pied de son lit." L'individu a finalement été arrêté vers 16 heures et il a reconnu lors de sa première audition "l'intégralité des faits, le viol, le meurtre et la destruction d'un bien d'autrui par incendie", complète Yvon Ollivier le procureur de la République adjoint de Nantes. 

Face aux enquêteurs, le multirécidiviste s'est montré bavard. Il a avoué être venu à Nantes quelques jours plus tôt pour repérer un lieu avant d'y revenir, le 20 août, guidé par une pulsion. La lycéenne de 15 ans a eu le malheur de croiser son chemin. "Il l'a fait monter en lui proposant de l'aider à porter un carton", explique Yvon Ollivier, soit le même mode opératoire utilisé par le quadragénaire au début des années 2000 dans la région Poitou-Charentes.

La suite est à la limite du supportable. Il tente de ligoter sa victime, en vain. Il décide alors de s'emparer d'un câble pour serrer le cou de l'adolescente "jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus", avoue-t-il en garde à vue. La victime, violée, est ensuite tuée. Et pour tenter d'effacer toute trace, l'homme regagne son véhicule à deux reprises pour y chercher de la Javel et des allumettes afin de mettre le feu à la pièce. 

Une enquête qui s'est accélérée en quelques jours

L'enquête de voisinage réalisée dans la foulée de la découverte du corps "a porté ses fruits", analyse le directeur adjoint de section régionale de police judiciaire de Rennes. Au moins un témoin a vu un "individu curieux faire des allers-retours entre l'immeuble des faits et son véhicule qui a été verbalisé". L'identification du propriétaire de la voiture a permis aux policiers de se lancer sur la piste de cet homme de 45 ans. En parallèle, les expertises de l'ADN retrouvées sous les ongles de la victime ont permis de confirmer l'identité du meurtrier présumé

Déjà condamné à décembre 2005, l'homme avait depuis sa sortie de prison respecté à la lettre les injonctions de la Justice de trouver du travail, de signaler ses déménagements et de se soigner. "Il était suivi par un psychothérapeute tous les deux mois", complète le magistrat face à la quinzaine de journalistes présents, ce samedi, au palais de Justice de Nantes. "Pourtant, ça n'a pas suffi à prévenir la récidive légale, déplore le parquet. Il n'y avait aucun élément qui puisse laisser penser à une quelconque forme de fragilisation de la personne qui aurait pu la conduire à récidiver."

Depuis samedi soir, cet agent de maîtrise, décrit comme "assez froid" a exprimé "une forme de regret", dixit le procureur de la République adjoint de Nantes, est mis en examen "des chefs d'homicide volontaire, de viol en récidive et de destruction volontaire par incendie en récidive". Sa compagne, au courant de son passé mais pas des faits, a elle été relâchée. 

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