Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Adolescente violée par un détenu libéré : l'avocat de la victime attaque le garde des Sceaux dans un courrier

-
Par , France Bleu Isère, France Bleu

C'était bien une "libération conditionnelle (...) au motif, notamment, de la lutte contre la propagation du coronavirus en milieu carcéral." L'avocat des parents de cette adolescente iséroise violée par un détenu libéré par anticipation réfute, ce vendredi, des propos du Garde des sceaux.

Fabien Rajon, avocat de la victime et des parents de la victime, et Éric Dupond-Moretti, ministre de la justice et garde des Sceaux
Fabien Rajon, avocat de la victime et des parents de la victime, et Éric Dupond-Moretti, ministre de la justice et garde des Sceaux © Maxppp - -

Argument contre argument. Fabien Rajon, l'avocat des parents d'Anne-Lise*, cette adolescente iséroise violée à l'automne 2020 par un détenu libéré par anticipation six mois plus tôt pour raisons sanitaires, a écrit vendredi au garde des Sceaux. Alors que les parents attaquent l'État pour fautes lourdes, le ministre de la justice, Éric Dupond-Moretti avait affirmé mercredi qu'"il n'y avait pas eu de faille". Avant d'ajouter : "J'ai entendu que c'est Nicole Belloubet qui a libéré cet homme, c'est faux ! 6500 détenus ont bien été libérés mais pour des raisons sanitaires. (...) Cet homme ne fait pas partie de ceux-là. Cet homme a été libéré (...) en fonction de critères traditionnels que regarde un juge d'application des peines."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Une décision motivée par la surpopulation carcérale et par le virus

Le 24 octobre 2020, la jeune femme mineure a été victime d'un viol. Six mois plus tôt, son agresseur présumé a bien bénéficié d'une libération conditionnelle en raison de la surpopulation carcérale et la lutte contre la pandémie de Covid-19 lors du confinement du printemps 2020 à la prison de Lyon-Corbas. C'est en tout cas ce que réaffirme le courrier envoyé par l'avocat isérois au ministre de la Justice. "Mes clients ont rapidement appris que l’agresseur de leur fille avait été admis au régime de la libération conditionnelle et libéré le 4 mai 2020, au motif du Covid-19."

De plus, la décision du juge ordonnant la libération précise qu'"au vu de ces éléments et de la situation sanitaire nationale liée à l’épidémie de coronavirus Covid-19 nécessitant que le taux d’occupation de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, habituellement de 130% soit réduit afin de limiter les conséquences d’une éventuelle propagation du virus au sein de l’établissement pénitentiaire, il convient de considérer que les conditions d’octroi d’une libération conditionnelle sont réunies."

La question de la récidive

Le courrier envoyé au garde des Sceaux pointe explicitement les risques de récidive de l'individu libéré. Le suspect était libérable le 20 novembre 2021, après une condamnation en date du 18 décembre 2018 à quatre ans de prison pour des faits notamment de nature sexuelle. Cependant, il a été libéré le 4 mai 2020, aurait commis son agression le 24 octobre, puis mis en examen et de retour en prison, placé en détention provisoire le 5 novembre.

Derrière ces dates, c'est bien la question de la récidive qui est posée. Fabien Rajon, avocat des parents de la jeune fille, évoque un "dysfonctionnement" qu'il a demandé à Éric Dupond-Moretti de reconnaître. "Quel que soit votre embarras dans cette affaire, nous sommes convaincus qu’il n’y a rien de déshonorant à reconnaître ce dysfonctionnement et à faire un geste vers les parents d’Anne-Lise, plutôt qu’à maintenir une position aussi incompréhensible, qu’inutilement rigide à leur égard."

Extraits du courrier envoyé au ministre de la justice

-
-
-
-

_____________________________________

*Prénom générique afin de conserver l'anonymat de la victime

Choix de la station

À venir dansDanssecondess