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Faits divers – Justice DOSSIER : Meurtre d'Alexia Daval

Affaire Alexia Daval : l'avocat de Jonathann "pensait vraiment défendre un innocent"

mercredi 31 janvier 2018 à 20:23 Par Magali Fichter, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu

Jonathann Daval, le mari d'Alexia Daval, a avoué mardi l'avoir tuée, avant d'être mis en examen pour "meurtre sur conjoint", après avoir caché la vérité pendant des mois. Son avocat a confié à nos confrères de franceinfo qu'il ne s'attendait pas à ce retournement de situation.

Me Randall Schwerdorffer
Me Randall Schwerdorffer © Maxppp -

Pendant des mois, Jonathann Daval a gardé la vérité pour lui : c'est bien lui qui a étranglé son épouse, Alexia Daval, retrouvée morte en octobre dans un bois près de Gray, en Haute-Saône. Il a avoué mardi l'avoir tuée, avant d'être mis en examen pour "meurtre sur conjoint". Et c'est son avocat, Me Randall Schwerdorffer, qui a annoncé ce revirement, alors que la garde à vue de son client n'était pas terminée. 

Une pratique contraire aux règles déontologiques et au code de procédure pénale, selon lequel "l'avocat ne peut faire état auprès de quiconque pendant la durée de la garde à vue, ni des entretiens avec la personne qu'il assiste, ni des informations qu'il a recueillies." Lui et l'autre avocate de Jonathann Daval se sont d'ailleurs vus rappeler les règles par le bâtonnier de Besançon.

"Nous allons nous battre jusqu'au bout" aux côtés de Jonathann Daval, promet son avocat

Il est vrai, cependant, que Me Schwerdorffer a dû s'adapter brutalement à ce revirement de situation. C'est en tout cas ce qu'il explique à nos confrères de franceinfo : "Honnêtement, c'est la première fois que cela m'arrive. Je pensais vraiment défendre un innocent. (...) En tant qu'avocats, nous nous devons de préparer une défense rationnelle et solide pour obtenir la peine la moins lourde possible pour notre client." Il précise que "pas une seule seconde", il n'a pensé à abandonner le dossier. "Nous allons nous battre" aux côtés de Jonathann Daval "jusqu'au bout", poursuit-il.

Il n'y a rien de pire que de continuer à nier que le muret face à vous est rouge quand il l'est." - Me Schwerdorffer

L'avocat raconte qu'avec sa consoeur, ils ont senti, pendant la garde à vue, que Jonathann Daval "avait quelque chose à dire, qu'il avait une envie de soulager sa conscience. Notre travail d'avocat a été de l'aider. Pour cela, il a fallu le mettre en confiance. C'est notre devoir de conseiller au mieux notre client, et il n'y a rien de pire que de continuer à nier que le muret face à vous est rouge quand il l'est."

Un avocat, pas un "professionnel de la communication" : Me Schwerdorffer se défend face aux critiques

Me Schwerdorffer réagit également, dans l'interview, aux critiques adressées par d'autres avocats pour avoir parlé aux médias, en affirmant qu'il a été "visé par des propos extrêmement violents de la part de personnes qui ne connaissaient rien au dossier". Il a aussi été vivement critiquée par la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, pour avoir affirmé qu'il y avait "deux victimes" dans l'affaire. "Je ne regrette rien de ce que j’ai dit, déclare Me Schwerdorffer. Je dis simplement que je ne suis pas un professionnel de la communication."