Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Affaire Anaïs Guillaume

Affaire Anaïs Guillaume : cinq choses à savoir à l’ouverture du procès en appel de Philippe Gillet à Reims

Le procès en appel de Philippe Gillet pour l’assassinat d’Anaïs Guillaume, son ancienne petite amie, a débuté mardi 6 avril devant la cour d’assises de Reims sans la présence de Victoria Gillet, la fille de l’agriculteur de 49 ans. Il comparaît aussi pour son implication dans la mort de son épouse.

Le procès en appel de Philippe Gillet s'est ouvert le 6 avril 2020 devant le cour d'assises de Reims
Le procès en appel de Philippe Gillet s'est ouvert le 6 avril 2020 devant le cour d'assises de Reims © Maxppp - Karen Kubena

Le procès en appel de Philippe Gillet pour l’assassinat d’Anaïs Guillaume, son ancienne petite amie, a débuté mardi 6 avril devant la cour d’assises de Reims sans la présence de Victoria Gillet, la fille de l’agriculteur de 49 ans. C’est pourtant un témoin clé, de cette affaire qui ne manque pas de rebondissements. Philippe Gillet a été condamné en avril 2019 à 22 ans de réclusion pour l’assassinat d’Anaïs Guillaume. 

L’exploitant agricole comparaît aussi pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" concernant la mort de son épouse Céline. Dans ce deuxième volet de l’affaire, il avait été acquitté lors du premier procès d’Assises.

La fille de l’agriculteur était le corbeau

L’affaire Anaïs Guillaume a tout d’un scénario de série, tellement les épisodes qui se sont enchaînés semblent improbables. Et le dernier en date, celui qui s’est déroulé après le premier procès n’est pas le moins étonnant. En novembre 2019, prévenues par un courrier anonyme, les autorités découvrent le corps d’Anaïs Guillaume sous un tas de fumier sur l’exploitation de l’agriculteur à Fromy. Cette lettre anonyme, Victoria Gillet, la fille de l’agriculteur reconnaitra l’avoir écrite sur instruction de son père.

Ces éléments nouveaux sont aujourd’hui au dossier de ce procès, qui sera forcément différent du premier. Les avocats de Philippe Gillet expliquent à l’ouverture de ce procès, que cela lui donnera l’occasion de s’exprimer sur ce point.

Un témoin clé qui manque à l'appel

Une soixantaine de témoins vont se succéder à la barre durant ce procès en appel qui doit durer jusqu’au 23 avril. Pour cette première journée d’audience, après la lecture de l’ordonnance de mise en accusation, un des enquêteurs, qui était en poste à la Section de recherche de Reims au début de l’enquête a été entendu.

Un témoin manquait à l'appel ce mardi : Victoria Gillet, la fille de l’agriculteur de 49 ans. Son témoignage semble capital au vu des derniers rebondissements.

Un premier procès sans corps

Le 16 avril 2013, Anaïs quitte la maison de ses parents. Elle va chez son ex-compagnon Frédéric Gillet. Cinq jours plus tard, sa voiture est retrouvée brûlée dans une forêt voisine. Une enquête pour disparition inquiétante est ouverte. Fouilles, battues, appels à témoins ne donnent rien. Philippe Gillet, agriculteur de 42 ans à l'époque, est arrêté et mis en examen.

Deux ans plus tard. A l’ouverture du premier procès en avril 2019, le corps de la victime n’a toujours pas été retrouvé. Philippe Gillet a toujours nié être l’auteur des faits.

L’épouse écrasée par une vache 

L’autre volet de ce procès, c’est le décès de l’épouse de Philippe Gillet. Céline est décédée le 3 janvier 2012, écrasée par une vache. Les circonstances inhabituelles de sa mort avait interpellé les enquêteurs. En avril 2019, l’agriculteur avait été relaxé, pour ce qu’il avait lui-même qualifié de décès accidentel. 

Un expert vétérinaire de l’école nationale d’Alfort viendra contester formellement cette version durant ce procès en appel. Pour de nombreux experts l'hypothèse d'une mort accidentelle causée par l'écrasement d'une vache dérapant sur du verglas leur semble peu vraisemblable.

Le jugement illégal

Le parquet, qui avait requis 30 ans de réclusion criminelle, avait fait appel du jugement car la peine prononcée était illégale. Philippe Gillet avait été condamné à 22 ans de réclusion criminelle, alors qu'en droit français, il n'existe pas de peine de cette durée.

Nos articles incontournables sur l’affaire Anaïs Guilaume

Choix de la station

À venir dansDanssecondess