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Faits divers – Justice

Affaire Benalla : l'enquête confiée à un juge d'instruction

dimanche 22 juillet 2018 à 10:02 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris et France Bleu

Les auditions d'Alexandre Benalla et Vincent Crase, filmés en train de violenter des manifestants à Paris le 1er mai, et de trois policiers soupçonnés d'avoir transmis des images des violences par un juge d'instruction étaient en cours ce dimanche soir. Un commissaire est mis en examen.

Alexandre Benalla avec Emmanuel Macron dans l'Orne, en avril denrier.
Alexandre Benalla avec Emmanuel Macron dans l'Orne, en avril denrier. © Maxppp - Stéphane Geufroi/Ouest France

Le parquet de Paris a annoncé, ce dimanche, qu'une information judiciaire a été ouverte concernant l'affaire Benalla. Elle concerne Alexandre Benalla, Vincent Crase et les trois policiers qui avaient été suspendus jeudi soir. Les auditions par le juge d'Alexandre Benalla, Vincent Crase et des trois policiers mis en cause dans l'affaire des violences sur des manifestants filmées le 1er mai à Paris étaient en cours dimanche soir.

Un commissaire mis en examen 

Le commissaire Maxence Creusat, qui fait partie des trois policiers mis en cause, a été mis en examen dimanche soir, révèle franceinfo. Il est mis en cause pour détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection et violation du secret professionnel. Il n’a plus le droit d’exercer à la Direction de l'ordre public et de la circulation. Il garde le droit d’exercer son métier ailleurs.

Une information judiciaire notamment pour "violences en réunion" 

L'information judiciaire a été ouverte pour "violence en réunion n'ayant pas entraîné d'ITT", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l'autorité publique", "port et complicité de port prohibé et sans droit d'insignes réglementés par l'autorité publique", "port prohibé d'arme de la catégorie B", "violation et recel de violation du secret professionnel" et "détournement et complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéo protection", révèle franceinfo.

Le parquet de Paris demande un contrôle judiciaire pour les cinq suspects 

Le parquet de Paris a demandé le placement sous contrôle judiciaire des cinq personnes déférées. Pour Alexandre Benalla et Vincent Crase, le parquet de Paris requiert l'interdiction d'exercer une fonction publique ou une mission de service public, l'interdiction de détenir une arme et des interdictions de contact. Concernant les trois policiers, le parquet de Paris requiert l'interdiction d'exercer la fonction à l'occasion de laquelle ils ont commis les infractions reprochées et des interdictions de contact.

Ce qu'a dit Benalla lors de sa garde à vue

Le Journal du dimanche révèle qu'Alexandre Benalla, titulaire d'un master en droit, a très bien préparé sa défense. En garde à vue, il aurait indiqué avoir été invité par la préfecture de police comme "observateur" sur la manifestation du 1er mai. Et selon sa version, c'est son référent policier, censé l’accompagner sur le terrain, qui lui aurait fourni un casque, un brassard de police et une radio. Benalla évoque, pour justifier les violences, l'article 73 du code de procédure pénale, qui permet de prêter main forte aux forces de l'ordre lorsque les circonstances l'imposent.

Les CRS en prenaient plein la gueule, j'ai pété les plombs" - Alexandre Benalla à un proche 

Le JDD révèle également qu'avant que l'affaire ne soit révélée, Alexandre Benalla se serait confié à un haut fonctionnaire, en regrettant son comportement. "Je suis allé sur la manif, c'était chaud. Les CRS en prenaient plein la gueule, j'ai pété les plombs", aurait-il regretté.   

Les victimes, identifiées, seront entendues 

Les deux victimes, un homme et une femme filmés en train d'être frappés sur les vidéos le 1er mai, ont été identifiées et souhaitent être entendues ultérieurement par les enquêteurs, a indiqué une source proche de l'enquête. 

Benalla avait accès à l'hémicycle de l'Assemblée 

Parmi le lot de révélations de ces derniers jours, les députés ont appris, samedi, qu'Alexandre Benalla possédait également un badge lui donnant accès à l’hémicycle de l'Assemblée nationale, ce qui a scandalisé nombre de députés de l'opposition. Les Républicains ont demandé des explications sur ce  badge. Il lui avait été attribué sur "demande du directeur de cabinet" d'Emmanuel Macron, mais désactivé vendredi, selon la présidence de l'Assemblée.

Les travaux de l'Assemblée suspendus 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera auditionné lundi à l'Assemblée nationale. Les travaux des députés, censés examiner le projet de révision constitutionnelle, ont été suspendus ce dimanche. Au cœur de la tourmente, le chef de l'Etat est resté jusqu'ici silencieux.

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