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Faits divers – Justice

Affaire Benalla : un élu périgourdin appelle à "voir au-dessus de lui qui a pris la décision de le couvrir"

vendredi 20 juillet 2018 à 15:17 Par Armêl Balogog, France Bleu Périgord

Le Périgourdin Jérôme Peyrat, ancien membre des cabinets présidentiels de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, appelle Emmanuel Macron à "prendre les sanctions qui s’imposent" vis-à-vis de la hiérarchie d'Alexandre Benalla qui a couvert ses accès de violences du 1er-Mai à Paris.

Alexandra Benalla a été placé en garde à vue et va être licencié par l'Elysée après avoir frappé des manifestants le 1er-Mai
Alexandra Benalla a été placé en garde à vue et va être licencié par l'Elysée après avoir frappé des manifestants le 1er-Mai © Maxppp - -

Périgueux, France

L'Elysée a annoncé le 20 juillet qu'elle allait licencier Alexandre Benalla, filmé en train de frapper des manifestants lors des manifestations deux mois auparavant, le 1er-Mai à Paris. "C'est un minimum", commente Jérôme Peyrat, maire de La Roque Gageac, dans le Périgord noir, et ancien membre des cabinets de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.

Une "grave erreur" d'appréciation

"Je pense qu’il y a eu une grave erreur. Je pense qu’en fait il n’y a pas eu de prise de conscience réelle de la gravité des faits", commente Jérôme Peyrat alors qu'il a été révélé qu'Alexandre Benalla avait au départ simplement été suspendu deux semaines et changé de service. Deux mois plus tard, il va finalement être licencié par l'Elysée.

On apprend qu’il est licencié, mais c’est un minimum !

"Il faut voir au-dessus d'Alexandre Benalla qui a pris la décision de le couvrir. Ce n’est pas normal", dénonce Jérôme Peyrat. "Je crois qu’il y a une enquête très très sérieuse à mener sur le dysfonctionnement et sur le manque de discernement quant à la réaction qui a été apportée."

Emmanuel Macron doit "prendre les sanctions qui s'imposent"

Malgré le scandale et les nombreuses questions qui lui ont été posées pendant son déplacement en Dordogne, le président de la République a refusé de s'exprimer directement sur la question.

"Je suis plutôt quelqu’un qui soutient l’action du président de la République, mais je pense que qui aime bien châtie bien : face à une bêtise pareille, il faut qu’il sache prendre les sanctions qui s’imposent", estime l'élu de droite, membre du groupe La France audacieuse.

L'élu périgourdin ne pense pas que le président de la République soit "en jeu" dans cette affaire et ne se prononce pas sur le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a été informé de l'affaire dès le 2 mai, sans l'ébruiter ni licencier Alexandre Benalla. "Il y a eu une erreur administrative d’appréciation énorme" de la part de sa hiérarchie dans le cabinet, selon lui.

Benalla, le "mythomane" qui se retrouve à l'Elysée

Pour Jérôme Peyrat, il y a aussi eu une erreur de recrutement. Alexandre Benalla a un passif, il a notamment été viré par Arnaud Montebourg, après avoir été son chauffeur pendant une semaine. Il avait provoqué un accident et voulu prendre la fuite.

Selon lui, cette fonction lui a été donnée parce qu'il s'était beaucoup impliqué dans la campagne électorale d'Emmanuel Macron. "Je crois que manifestement ce qu’il s’est passé, c’est que ce Monsieur s’est rendu indispensable à la sécurité et à l’organisation, et puis quand il a fallu s’organiser aussi à l’Elysée."

"Je pense qu’il y a eu une première erreur de lui confier de telles responsabilités avec un tel titre, chef de cabinet adjoint du président de la République, ce n’est pas n’importe quoi, commente l'élu périgourdin. De donner une telle responsabilité à quelqu’un qui est manifestement un peu mythomane, qui se la joue." Mythomane, car il s'est fait passer pour un policier en portant brassard et casque officiels, alors qu'il n'en avait pas le droit.

Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi matin pour "violences en réunion" et "usurpation de fonctions" lors du 1er-Mai. Trois policiers de la Préfecture de police de Paris ont été suspendus pour lui avoir transmis des extraits des vidéos surveillance.