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Faits divers – Justice

Affaire Benalla : motion de censure, suite des auditions, nouvelle enquête, ce qu'il faut savoir ce mardi

lundi 30 juillet 2018 à 20:10 - Mis à jour le mardi 31 juillet 2018 à 6:30 Par Viviane Le Guen et Frédéric Chapuis, France Bleu

Alors que le Premier ministre Edouard Philippe doit répondre ce mardi à deux motions de censure de l'opposition, la justice ouvre une nouvelle enquête contre Alexandre Benalla. L'ex garde du corps d'Emmanuel Macron est soupçonné de nouvelles violences le 1er mai à Paris.

Alexandre Benalla vendredi 27 juillet sur TF1.
Alexandre Benalla vendredi 27 juillet sur TF1. © AFP - TF1

Alors que l'affaire Benalla prend ce mardi une tournure plus politique avec le gouvernement d'Edouard Philippe confronté aux deux motions de censure déposées par la gauche et la droite, la justice lance une nouvelle procédure. 

Le parquet de Paris a annoncé lundi l'ouverture d'une nouvelle enquête contre l'ex garde du corps du chef de l'Etat, pour d'autres violences commises le 1er mai dans la capitale, cette fois au jardin des Plantes, quelques heures avant les heurts survenus place de la Contrescarpe.

Deux jeunes gens de 23 et 24 ans, qui affirment avoir été victimes d'une interpellation musclée en présence de l'ex-collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla et son acolyte Vincent Crase, employé du parti présidentiel LREM, ont déposé plainte contre X. Vendredi, le journal Libération avait diffusé des images de la scène où l'on voit notamment les deux hommes. 

Dimanche, dans une interview publiée dans le JDD, Alexandre Benalla a réfuté toute "intervention" de sa part à ce moment-là. "J'étais derrière les policiers en tant qu'observateur, on peut le voir distinctement, je n'ai ni casque, ni brassard, ni radio", a-t-il affirmé.

Cette nouvelle enquête est ouverte pour "violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique", "atteinte arbitraire à la liberté individuelle", "usurpation de signes réservés à l'autorité publique", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "dégradation volontaire d'un bien", en l'espèce d'une vidéo, et "introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles". 

Alexandre Benalla et Vincent Crase sont déjà mis en examen pour "violences en réunion". L'ancien collaborateur de l'Elysée a justifié ses actes en disant vouloir prêter main forte aux policiers face à des manifestants qu'il a décrits comme violents.

L'enquête parlementaire continue

En complément des enquêtes judiciaires et administratives en cours avec les investigations de l'IGPN, la police des polices, les parlementaires poursuivent aussi leurs auditions. Ce mardi, c'est au tour de Christophe Castaner d'être entendu par la Commission des lois du Sénat, transformée en commission d'enquête. 

L'audition du directeur général de La République En Marche est très attendue car Christophe Castaner qui est aussi chargé au gouvernement de la relation avec le Parlement, est aussi un très proche d'Emmanuel Macron. 

Christopher Castaner doit être entendu par les sénateurs à partir de 8 heures ce mardi.