Faits divers – Justice

Affaire Benitez : les os retrouvés au Barcarès sont d'origine animale

Par Mathieu Ferri, France Bleu Roussillon et France Bleu mardi 27 septembre 2016 à 10:57

Les enquêteurs de la Police Judiciaire de Perpignan
Les enquêteurs de la Police Judiciaire de Perpignan © Maxppp - Harry Ray Jordan

Les ossements retrouvés au bord de l'étang du Barcarès la semaine dernière n'appartiennent pas à Allison et Marie-Josée Benitez, portées disparues depuis juillet 2013.

Le mystère reste donc entier, plus de trois ans après la disparition d'Allison et Marie-Josée Benitez. Les ossements retrouvés la semaine dernière près de l'étang du Barcarès (Pyrénées-Orientales) n'appartiennent pas aux deux femmes disparues depuis le 14 juillet 2013.

Ces restes ont été examinés par l'institut médico-légal de Montpellier. Le professeur Eric Baccino en est le chef de service :

"Pour moi et mes collaborateurs, ce n'est pas compliqué. La différence entre un os humain et non humain est évidente en quelques secondes. Là par visioconférence on aurait pu vous le dire. Quand on n'a pas l'habitude, on se trompe."

Le professeur montpelliérain regrette que les choses se soient déroulées ainsi. Quand on retrouve des os, et qu'on soupçonne une scène de crime, il faut prévenir avant tout les autorités :

"Il ne faut pas amener des ossements aux urgences ou chez son médecin. Le fait de prendre les prélèvements sur place peut perturber la scène et on peut perdre des informations cruciales. Et nous, nous sommes un des seuls endroits en France où il y a une permanence médico-légale."

Le professeur Eric Baccino interrogé par Anne-Natacha Bouillon

La déception des proches d'Allison et Marie-Josée

On imagine la déception pour les familles des victimes, notamment Eric Barbet, le frère de Marie-Josée Benitez qui se bat depuis trois ans maintenant pour faire éclater la vérité.

C'est lui qui avait mis les enquêteurs de la police judiciaire sur cette piste au Barcarès, entre l'étang et la voie rapide, dans ce secteur où le téléphone de Francisco Benitez avait été repéré plusieurs fois.

Mais les analyses ont parlé : il ne s'agit pas d'os humains. Il ne s'agit donc pas de ceux d'Allison et Marie Josée.

Les doutes des enquêteurs

De grands moyens de recherche avaient été évoqués : un tractopelle, peut-être même un sonar pour creuser encore autour cet étang, comme on l'avait fait près de la station d'épuration de Leucate.

Mais peut-être que les enquêteurs n'y croyaient pas trop : le site des fouilles avait été laissé béant, sans protection, sans cordon de sécurité... comme s'ils se doutaient que cette piste ne soit pas la bonne.

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