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Faits divers – Justice

Affaire Bixente Larralde: sur les réseaux sociaux on est sans défense

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu Gascogne

La divulgation de la vidéo du jeune pilotari a déclenché une vague d'indignation mais aussi des menaces de mort et des propos haineux envers des proches. Certains élus demandent du discernement

Sur les réseaux sociaux on ne trouve pas de contrepoint à ses idées
Sur les réseaux sociaux on ne trouve pas de contrepoint à ses idées © Radio France - Bixente Vrignon

Hasparren, France

Des millions de messages d'indignation, mais aussi des menaces de mort et des appels à la haine. La divulgation par la fondation Brigitte Bardot d'une vidéo qui montre un jeune homme arrachant la tête d'un poulet vivant avec ses dents a déclenché une véritable marée sur les réseaux sociaux. Un mouvement qui touche le pilotari incriminé, mais aussi ses proches et un homonyme landais! Tristan Mendès France analyse ces mouvements qu'il définit comme "une chambre d'écho".

Pour ce maître de conférence associé à l'université de Paris-Diderot: "_dans ce cas, on a une séquence qui implique une violence envers un animal sans défense: c'est le puissant contre le faible. On a un scénario caricatural où on se dit: "moi je vais défendre le plus faible!" Et quand on veut défendre le plus faible on peut devenir assez extrême si on n'a pas de balance dans notre propos. On va vouloir chasser, traquer ce qu'on considère comme étant le Mal_".

Contradiction impossible

Pour contrebalancer cette chambre d'écho, il faudrait apporter une contradiction, mais on ne fréquente que la même communauté d'idées sur les réseaux. "Tant qu'il n'y a pas de contrepoint, il n'y a pas de limites à l’indignation et si on ne met pas de limites, ça déborde et ça peut aller extrêmement loin: des menaces de morts, on peut détruire le travail, la vie de quelqu'un" dit Tristan Mendes France. Il remarque aussi que "Le problème de cette justice populaire c'est qu'elle ne donne aucune garantie" contrairement à la justice d'un Etat. "On est sur une chasse aveugle dans laquelle on ne peut pas se défendre". C'est le symbole de la double peine pour Bixente Larralde mais aussi tous ses proches qui ont fermé toutes leurs pages sur les différentes plate-formes et tentent de se faire invisible.

Tristan Mendes-France: "On peut devenir assez extrême" sur les réseaux sociaux

Des réactions disproportionnées

Une élue a apporté son soutien à Bixente Larralde. Isabelle Pargade est conseillère départementale sans étiquette d'Hasparren. Elle rappelle le contexte dans lequel s'est produit ce délit. Elle parle d'erreur de jeunesse et de la "disproportion qu'a entraîné cette affaire dans les réseaux sociaux, et l'impact dans la vie des gens. Il faut attendre que la justice fasse son travail" affirme-t-elle avant de demander "il faut savoir raison garder". 

Isabelle Pargade: "il est important de rappeler le contexte"