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Faits divers – Justice

Affaire Bygmalion : la justice confirme le renvoi de Nicolas Sarkozy devant le tribunal

jeudi 25 octobre 2018 à 10:11 - Mis à jour le jeudi 25 octobre 2018 à 11:00 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Poursuivi pour "financement illégal de campagne électorale" dans le cadre de l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy saura finalement le 25 octobre s'il sera jugé ou non. La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a reporté la décision qu'elle devait prendre ce jeudi.

Nicolas Sarkozy en 2018.
Nicolas Sarkozy en 2018. © Maxppp -

Les recours de Nicolas Sarkozy pour échapper à un procès dans l'affaire Bygmalion s'épuisent. Ce jeudi, la cour d'appel de Paris a rejeté le recours de l'ex-président de la République, et donc confirmé son renvoi devant le tribunal correctionnel.

Son avocat a immédiatement annoncé qu'il allait former un pourvoi en cassation. "Une fois pris connaissance de l'arrêt, bien sûr, je saisirai la Cour de cassation pour qu'elle dise le droit", a déclaré Me Herzog.

Un an de prison et une amende de 3.750 euros

Nicolas Sarkozy est poursuivi pour "financement illégal de campagne électorale". Le juge lui reproche d'avoir dépassé le plafond autorisé des dépenses électorales lors de l'élection présidentielle de 2012, fixé à 22,5 millions d'euros, de plus de 20 millions d'euros alors qu'il avait été informé d'un risque de dérapage. La facture totale s'était envolée à plus de 42,8 millions d'euros. L'ex-chef de l’État, aujourd’hui retraité de la politique, conteste les faits qui lui sont reprochés.

Treize autres protagonistes sont soupçonnés d'avoir pris part à un système de fausses factures mis en place entre l'agence de communication Bygmalion et l'UMP (aujourd’hui Les Républicains) pour dissimuler le dépassement du plafond légal des dépenses de campagne.

Ils ont été renvoyés notamment pour complicité de "financement illégal de campagne électorale" et 12 d'entre eux ont fait appel. Nicolas Sarkozy risque un an de prison et une amende de 3.750 euros mais la décision attendue ce jeudi peut encore faire l'objet d'un pourvoi en cassation, une hypothèse susceptible de repousser la tenue d'un éventuel procès.

Si ce procès avait finalement lieu, ce serait la deuxième fois qu'un ancien chef de l'État serait jugé au tribunal dans une affaire politico-financière sous la Ve République, après Jacques Chirac (1995-2007), condamné en 2011 dans le dossier des emplois fictifs de la mairie de Paris.

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