Faits divers – Justice

Affaire Bygmalion : mises en examen de trois membres de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012

Par Germain Arrigoni, France Bleu vendredi 3 avril 2015 à 18:31 Mis à jour le vendredi 3 avril 2015 à 20:35

Guillaume Lambert, ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, en 2012
Guillaume Lambert, ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, en 2012 © MaxPPP

Trois anciens responsables de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, dont son directeur, Guillaume Lambert, ont été mis en examen vendredi dans l'enquête sur un système de fausses factures lié à cette campagne de l'ancien chef de l'Etat.

Nouvelle contrariété pour Nicolas Sarkozy. Trois responsables de la campagne présidentielle 2012 de l'ancien chef de l'Etat ont été mis en examen dans l'affaire des fausses factures présumées, dite affaire Bygmalion.

Il s'agit du préfet de la Lozère, Guillaume Lambert , ancien directeur de la campagne présidentielle, du député UMP d'Indre-et-Loire, Philippe Briand , ancien trésorier de Nicolas Sarkozy, et de l'avocat Philippe Blanchetier qui suivait les finances de campagne.

Ils sont mis en examen pour usage de faux, escroquerie, recel d'abus de confiance et complicité de financement illégal de campagne électorale . Ils sont maintenant dix à être mis en examen dans ce dossier, avec les quatre anciens cadres de Bygmalion et trois ex-cadres de l'UMP placés sous ce statut à l'automne dernier. 

Système de fausses factures ?

Les enquêteurs ont la conviction qu'ils ont participé à la mise en place d'un système de fausses factures pour que l'UMP prenne en charge environ 18,5 millions d'euros de dépenses de la campagne de Nicolas Sarkozy. But de la fraude, empêcher que ces frais de meetings soient inscrits au budget de campagne et n'explosent le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros, qui a finalement quand même été dépassé.

Dans ce but, la filiale de Bygmalion, Event and Cie, a émis des fausses factures à l'UMP, pour des dizaines d'événements dont certains n'ont pas été organisés, tandis que les coûts des meetings auraient été systématiquement minorés dans les comptes de campagne présentés notamment au Conseil constitutionnel, d'où la qualification d'escroquerie.

Parmi les quatre cadres de Bygmalion mis en examen pour faux ou complicité, dont leurs fondateurs, proches de Jean-François Copé, trois ont reconnu la fraude. Mais à l'UMP, à l'exception de Jérôme Lavrilleux, les juges se sont heurtés à un mur de dénégations. Parmi les trois anciens cadres du parti mis en examen pour faux et abus de confiance figure l'ancien directeur général de l'UMP, Eric Cesari, proche de Nicolas Sarkozy, et dont la signature apparaît sur des devis de conventions fictives.

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