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Faits divers – Justice

Affaire Carlos Ghosn : le patron de Renault doit comparaître publiquement ce mardi à sa demande

vendredi 4 janvier 2019 à 11:45 - Mis à jour le lundi 7 janvier 2019 à 17:30 Par Audrey Dumain, France Bleu

L'ancien président de Nissan a demandé une audience publique afin de connaître les raisons de sa détention. Carlos Ghosn va ainsi comparaître ce mardi 8 janvier devant le tribunal du district de Tokyo. La justice japonaise le soupçonne de fraude fiscale et d'abus de confiance aggravé.

La détention de Carlos Ghosn a été prolongée le 31 décembre.
La détention de Carlos Ghosn a été prolongée le 31 décembre. © Maxppp - KOICHI KAMOSHIDA

Carlos Ghosn s'apprête à faire sa première apparition en public. Le PDG de Renault veut connaitre les motifs de sa détention prolongée et a demandé pour cela, une audience publique. Carlos Ghosn doit ainsi comparaître devant un juge ce mardi 8 janvier.  

L'ex-patron de Nissan a déposé via ses avocats une requête en application de l'article 34 de la Constitution nippone. Cet article permet à une personne retenue d'exiger que le motif précis de sa détention soit exposé "lors d'une séance publique au tribunal". La justice ne peut refuser cette demande qui doit lui permettre de comparaître en personne avec son avocat, précise l'AFP. 

Depuis son arrestation le 19 novembre, le système pénal japonnais ne permet pas à Carlos Ghosn de faire appel à ses avocats lors des interrogatoires qui peuvent durer jusqu'à huit heures par jour.

Accusé notamment de fraude fiscale et d'abus de confiance

Carlos Ghosn est détenu depuis plus d'un mois et demi dans une prison de la capitale japonaise. Il a été arrêté et directement incarcéré le 19 novembre au Japon pour des soupçons de malversations financières. 

Depuis son arrestation, le dirigeant de 64 ans fait face à différents chefs d'accusations. Il a ainsi été mis en examen pour dissimulation de revenus sur cinq ans, trois semaines après son interpellation. Sa garde à vue a ensuite été prolongée pour des faits similaires entre 2015 et 2018. Enfin, depuis le 31 décembre, le tribunal a décidé de prolonger de dix jours (jusqu'au 11 janvier) sa détention dans le cadre d'un troisième mandat d'arrêt : il est accusé d'abus de confiance aggravé.

  - Visactu
© Visactu -

Le patron de Renault est ainsi soupçonné d'avoir fait couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels" d'un montant de 14,5 millions d'euros au moment de la crise financière d'octobre 2008. Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu'un ami d'Arabie saoudite se porte garant et aurait effectué des virements d'un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d'une filiale de Nissan, explique l'AFP. 

Depuis l'arrestation de Carlos Ghosn, Hiroto Saikawa, le  directeur général de Nissan, a appelé à des changements pour atténuer l'influence de l'actionnaire majoritaire Renault. Nissan et Mitsubishi Motors ont déjà révoqué à l'unanimité Carlos Ghosn de la présidence de leur conseil d'administration. Le groupe français Renault a, de son côté, confié "à titre provisoire" la direction exécutive à son numéro deux Thierry Bolloré. Carlos Ghosn est donc toujours le PDG en titre de l'Alliance Renault-Nissan.