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Faits divers – Justice

Carlos Ghosn autorisé à sortir de prison contre une caution de près de 8 millions d'euros

mardi 5 mars 2019 à 7:27 - Mis à jour le mardi 5 mars 2019 à 18:49 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

La justice japonaise à rejeté ce mardi l'appel du parquet contre la libération de Carlos Ghosn. L'ex PDG de Renault, détenu depuis le 19 novembre, est donc libérable contre une caution d'un milliard de yens soit 7,9 millions d'euros.

Carlos Ghosn en octobre 2018, au Mondial de l'auto à Paris.
Carlos Ghosn en octobre 2018, au Mondial de l'auto à Paris. © AFP - ERIC PIERMONT

Le tribunal de Tokyo a annoncé, tôt ce mardi matin, qu'il acceptait la mise en liberté sous caution de l'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault Carlos Ghosn. Une décision pour laquelle le procureur a fait appel. Il a été rejeté par la justice japonaise et ouvre donc la voie à une libération de Carlos Ghosn en échange d'une caution d'un milliard de yens (7,9 millions d'euros). 

Une caution dont Carlos Ghosn devrait s'acquitter dès ce mercredi à moins que le parquet ne décide de le poursuivre pour d'autres chefs d'accusations.

Dans un communiqué publié après l'annonce du tribunal de rejeté l'appel du parquet, l'ex-patron de Renault et Nissan se dit "innocent" et va se défendre "vigoureusement".

Huit millions d'euros de caution, interdiction de quitter le Japon 

Le montant de la caution a été fixé à un milliard de yens, soit huit millions d'euros. Le tribunal a estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves est faible, mais il a assorti son choix de conditions restrictives : obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays même pour un bref séjour et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves. Cette décision intervient en réponse à une troisième demande de mise en liberté sous caution, les deux premières ayant été rejetées. 

Elle intervient en outre au lendemain d'une conférence de presse du nouveau principal avocat de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, surnommé "l'innocenteur" pour avoir obtenu nombre d'acquittements d'inculpés de haute volée. Il avait présenté sa requête comme "convaincante", précisant qu'il proposait que son client soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication vers l'extérieur. 

Sa famille sur le point de saisir l'ONU

Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre à son arrivée à Tokyo et placé dans le centre de détention de Kosuge, dans le nord de la capitale, où il se trouve encore depuis plus de 100 jours.  Sa famille avait annoncé lundi avoir décidé de saisir les Nations unies, estimant que les "droits fondamentaux" de l'ancien dirigeant de Renault et Nissan n'étaient pas respectés. 

Carlos Ghosn a été inculpé pour minoration d'une partie de ses revenus pour un montant de 74 millions d'euros, de 2010 à 2018, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières. Il a également été mis en examen pour abus de confiance.