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Dossier : Affaire Corentin

Affaire Corentin : il affiche le visage de son enfant, mort lors d'une opération, dans les rues de Reims

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Le père de Corentin Jeras s'est rendu à Reims ce samedi pour afficher le visage de son fils, près du tribunal où l'affaire est dépaysée depuis 2016. L'enfant est mort à 11 ans lors d'une opération de l'appendicite en 2014 à Metz. Ses parents dénoncent une bavure médicale.

Pierre Jeras est venu à Reims ce samedi pour afficher le visage de son fils dans les rues du centre-ville
Pierre Jeras est venu à Reims ce samedi pour afficher le visage de son fils dans les rues du centre-ville © Radio France - Stéphane Maggiolini

"Il y a le beau sourire de mon gamin qui me manque énormément". Pierre Jeras décrit l'une des affiches qu'il est venu coller dans les rues du centre-ville de Reims (Marne), ce samedi matin. Sur celle-ci, se trouve le visage de Corentin, mort lors d'une opération de l"appendicite le 2 novembre 2014 dans une clinique de Metz (Moselle). L'enfant a eu l'aorte transpercée lors de l'intervention, ses parents pointent du doigt la responsabilité de la clinique et de deux médecins, mis en examen pour homicide involontaire et sanctionnés par le conseil de l'Ordre d'une interdiction d'exercer de 3 et 2 ans.

"J'ai besoin de me faire entendre"

Le père de Corentin, médecin psychiatre de profession, s'est rendu dans la cité des sacres, là où l'affaire est dépaysée depuis 2016, pour interpeller l'opinion publique sur ce qu'il considère comme une bavure médicale. "Je mène cette action car j'ai besoin de me faire entendre. Ce qu'il se passe, pour nous, c'est inacceptable. Notre fils est mort, il ne reviendra plus. On veut que cela ne se reproduise plus ailleurs, se faire entendre par tous ceux qui voudront bien nous écouter, c'est une affaire qui concerne tout le monde, pas seulement Reims et Metz. Des médecins dangereux il y en a en France, il ne faut pas se leurrer", affirme Pierre Jeras.

"Je pense que la justice ne veut pas aller au fond des choses"

Dans cette affaire, les parents de Corentin se sentent oubliés. Depuis 4 ans, Pierre Jeras dit avoir rencontré le procureur de Reims mais dénonce le fait de ne pas être reçu, pas être entendu par la juge d'instruction. "Nous sommes freinés depuis 2016, pour que la juge d'instruction n'ait pas tous les éléments, ne soit pas obligée d'approfondir un certain nombre de questions ni de définir toutes les responsabilités dans cette affaire qui vont bien au-delà de celle des chirurgiens, il y a la clinique, il y a un certain nombre d'intervenants qui ont assisté à l'opération, qui ont laissé faire. Mon fils s'est vidé de son sang pendant quarante minutes et il était évident que c'était un choc hémorragique. Nous pouvons le prouver mais faudrait-il encore être écoutés. On a une pile énorme de recommandés avec une fin de non-recevoir par que je pense que la justice ne veut pas aller au fond des choses", accuse le père de Corentin.

Plus de cinq ans après le décès de son fils, Pierre Jeras espère prochainement la tenue d'un procès. "L'instruction a été clôturée en deux temps à la fin de l'année dernière. Je pense que le dossier a été transféré au parquet qui doit définir des mises en accusation. Si l'instruction n'a pas fait son travail, nous définirons clairement les responsabilités au moment du procès. - Vous croyez encore en la justice ? - Depuis cinq ans, de moins en moins", soupire-t-il.

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