Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Blanchiment de fraude fiscale : Patrick et Isabelle Balkany respectivement condamnés à cinq et quatre ans de prison

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Patrick Balkany a été condamné ce vendredi à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris. Son épouse Isabelle est condamnée à quatre ans de prison. Ils ont été reconnus coupable de "blanchiment aggravé de fraude fiscale".

Patrick Balkany arrive au tribunal à Paris, le 20 mai 2019.
Patrick Balkany arrive au tribunal à Paris, le 20 mai 2019. © AFP - Mehdi Taamallah / NurPhoto

Patrick et Isabelle Balkany ont été reconnus coupables de "blanchiment de fraude fiscale", ce vendredi. Ils sont aussi coupables de manquements aux obligations de déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Ce dernier a fait appel de cette condamnation, une démarche qui permettrait au maire, en dépit d'une nouvelle condamnation à dix ans d'inéligibilité, de briguer un nouveau mandat aux municipales du printemps.

Son épouse est elle condamnée à quatre ans de prison ferme, sans mandat de dépôt, compte tenu de son état de santé. Elle a annoncé qu'elle allait également faire appel. Elle est aussi inéligible pour dix ans, et n'a pas le droit de diriger une entreprise pendant dix ans.

Relaxe pour les délits de corruption et de prise illégale d'intérêt

Patrick Balkany est en revanche relaxé sur tous les délits liés à la corruption et à la prise illégale d'intérêt. Sa femme n'était pas mise en examen pour ces délits-là.

Le fils du couple, Alexandre, a de son côté été condamné à six mois de prison avec sursis. Le tribunal a ordonné enfin la confiscation de la villa de Marrakech et du moulin de Giverny, deux propriétés appartenant au couple Balkany.

Déjà condamnés pour fraude fiscale, les époux Balkany étaient jugés dans le second volet de leur procès pour "blanchiment à grande échelle", et pour "corruption" pour le seul maire de Levallois-Perret qui dort depuis un mois en prison. Pour blanchiment et corruption, le parquet national financier (PNF) avait requis contre lui sept ans d'emprisonnement, son incarcération immédiate, dix ans d'inéligibilité et la confiscation de tous ses biens. Et contre elle, quatre ans avec sursis et 500.000 euros d'amende.

Le maire de Levallois a refusé d'être extrait de sa cellule

Patrick Balkany, 71 ans, n'était pas présent à l'énoncé du délibéré. Il a en effet refusé d'être extrait de sa cellule de la Santé pour des questions de "santé", par "respect de son image", et car le "jugement est joué d'avance", a expliqué l'un de ses avocats. En revanche, son épouse et première adjointe Isabelle, 71 ans également, était bien présente au côté de son avocat.

Le 13 septembre, le maire LR de Levallois-Perret, ville cossue de l'ouest parisien, a été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale et à dix ans d'inéligibilité, sanctionné pour un "indéniable enracinement, sur une longue période, dans une délinquance fortement rémunératrice". Écroué dans la foulée, il avait immédiatement fait appel. L'examen de sa demande de mise en liberté n'est prévu que mardi.

De somptueuses propriétés au cœur de l'affaire

Le couple était accusé d'avoir caché 13 millions d'euros d'avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas, Pamplemousse aux Antilles et Dar Guycy à Marrakech. Au fil des audiences, ils avaient concédé quelques "fautes". Isabelle Balkany avait, pendant l'instruction, admis avoir acquis grâce à un héritage familial la villa antillaise en 1997, via une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse. Le couple a en revanche toujours nié détenir le riad de la palmeraie, acquis en janvier 2010 par une SCI marocaine, elle-même détenue par une société écran panaméenne aux titres au porteur.

Dans le premier jugement rendu le 13 septembre, le tribunal avait considéré que les époux Balkany auraient dû déclarer aussi bien la maison antillaise que le riad marocain : il considérait donc déjà ce riad comme leur propriété. L'accusation avait affirmé que Patrick Balkany s'était fait offrir cette villa par le milliardaire saoudien Mohamed Al Jaber en échange de délais de paiements pour les Tours de Levallois, un juteux projet immobilier qui n'a finalement pas abouti. Des faits qui n'ont donc pu être démontrés, selon le tribunal.

Dans le premier volet du procès, Isabelle Balkany avait de son côté été condamnée à trois ans ferme mais sans incarcération immédiate. Elle a aussi interjeté appel. Quelques heures après le premier délibéré, elle avait repris les rênes de la mairie de Levallois-Perret, dénonçant l'incarcération de son époux dans une ambiance de campagne électorale.

  - Aucun(e)
-
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu