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Faits divers – Justice

Affaire de la "chemise arrachée" d'Air France : douze prévenus jugés en appel

lundi 12 mars 2018 à 9:10 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Douze prévenus sont jugés en appel à Paris à partir de ce lundi et jusqu'au 20 mars 2018 dans l'affaire de la "chemise arrachée d'Air France. Ces salariés et ex-salariés de la compagnie aérienne, pour la plupart de la CGT, doivent répondre de violences et de dégradations commises le 5 octobre 2015.

En octobre 2015, le DRH d'Air France s'était fait arracher sa chemise par des manifestants après l'annonce d'un plan social.
En octobre 2015, le DRH d'Air France s'était fait arracher sa chemise par des manifestants après l'annonce d'un plan social. © AFP - Kenzo TRIBOUILLARD

Paris

Les images de deux cadres d'Air France, chemises arrachées, avaient marqué les esprits.  A partir de ce lundi 12 mars et jusqu'au 20 mars 2018, douze salariés et ex-salariés de la compagnie aérienne, pour la plupart membres du syndicat CGT, sont jugés en appel à Paris

Quatre anciens salariés, qui ont depuis été licenciés, comparaîtront pour violences. Trois d'entre eux avaient été condamnés à trois et quatre mois de prison avec sursis en première instance, fin novembre 2016 à Bobigny. Le quatrième avait été relaxé mais le parquet a fait appel.  Les huit autres prévenus, qui avaient été condamnés à 500 euros d'amende, seront rejugés pour des dégradations commises sur le portail d'accès au siège. 

La CGT organise un rassemblement à midi avant l'ouverture des audiences.

Les images des cadres, chemises arrachées, avaient fait le tour du monde

Le 5 octobre 2015, une manifestation contre un projet de restructuration, qui menace plusieurs milliers d'emplois, dégénère à l'aéroport de Roissy.  La foule envahit une salle où se tient un Comité central d'entreprise. Xavier Broseta, DRH d'Air France à l'époque, et Pierre Plissonnier, ex-responsable du long-courrier, désormais retraité, sont violemment pris à partie .

Ils fuient sous les huées de la foule. Le premier est torse nu, le deuxième a la chemise en lambeaux. Les images des deux cadres qui escaladent un grillage pour échapper aux manifestants sont diffusées en boucle à la télévision.

Air France regrette ce procès en appel

Avant l'audience d'appel, Air France a dit dans un communiqué "regretter que ce procès se poursuive, imposant à toutes les victimes de se replonger dans ces événements, qui ont été choquants pour tous".  Le jugement du tribunal de Bobigny "qui a condamné sans ambiguïté les violences, était un jugement mesuré". Il aurait dû "permettre de tourner la page du triste épisode des violences" du 5 octobre 2015, a-t-elle ajouté.  

L'avocate des prévenus estime que ses clients sont des "boucs émissaires"

Comme elle l'avait fait en première instance, Maitre Lilia Mhissen, qui défend dix des prévenus, compte bien dénoncer un "dossier monté totalement à charge à partir de vidéos qui ont fait l'objet de montages et de ralentissements", tandis que d'autres, susceptibles de disculper ses clients, ont été écartées de la procédure, dit-elle. Elle attend que "la justice soit faite et que la Cour d'appel reconnaisse que l'ensemble des prévenus, que je représente, ont été choisis comme boucs émissaires." L'avocate souhaite l'annulation du "jugement qui a été prononcé et qui a refusé aux prévenus d'entendre leurs moyens de défense." 

Le nouveau procès a lieu à quelques jours d'une grève à Air France 

Les syndicats appellent les salariés à se mobiliser le 23 mars pour réclamer une revalorisation des grilles salariales de 6% .

Depuis l'envahissement du CCE, la direction a pris plusieurs fois la précaution de "délocaliser" à Paris des séances de négociation avec les syndicats, par crainte de nouveaux débordements. Une situation que la CGT a l'intention de dénoncer lors d'un rassemblement qui se tiendra ce lundi à midi, avant l'ouverture des audiences.