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Affaire de la grotte sanglante de Sète : le procès s'ouvre ce lundi aux assises de l'Hérault

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Dans l'affaire dite de la grotte sanglante de Sète, le procès s'ouvre ce lundi devant les assises de l'Hérault. Rémi Chesne et Audrey Louvet sont jugés pour l’assassinat de Patrick Isoird. Son corps avait été découvert en partie calciné en juillet 2014 dans une grotte, sous le Mont Saint-Clair.

C'est au fond de cette grotte que le corps de Patrick Isoird a été découvert, trois semaines après sa disparition
C'est au fond de cette grotte que le corps de Patrick Isoird a été découvert, trois semaines après sa disparition © Maxppp - Vincent Andorra

Nous sommes en juin 2014. Patrick Isoird, 49 ans, quitte son travail à l'hôpital de Sète, où il est chargé du portage des repas, pour aller rejoindre une jeune femme avec qui il a eu une relation quelques années auparavant, Audrey Louvet. C'est elle qui l'a recontacté récemment et c'est leur deuxième rendez-vous, mais après cela, il disparaît complètement de la circulation.

Le frère signale la disparition

Inquiets, ses proches se lancent à sa recherche et trois semaines plus tard, le cadavre de Patrick Isoird est découvert dans la grotte dite du Vignerai, ancien bunker de la Seconde guerre mondiale. Il a été tué de deux balles tirées à très courte distance dans la tête et au thorax, le corps est en partie calciné. Les enquêteurs remontent tout de suite jusqu’à Audrey Louvet, qui indique que le jour du rendez-vous, ils se sont baladés tranquillement dans le quartier pendant une vingtaine de minutes avant de se séparer. 

Véritable guet-apens

Presque deux ans plus tard, l'enquête fait un pas de géant après le témoignage d'une amie d'Audrey Louvet. Dans la foulée, cette dernière reconnait avoir attiré jusque dans la grotte Patrick Isoird, à la demande d’un ami coiffeur à domicile, Rémi Chesne, pour l’aider à régler une dette d’argent. À la victime, elle explique qu’elle veut se recueillir là où, soi-disant, est enterré son chat. 

Manipulée ou non ?

Revenant sur le 23 juin 2014, Audrey Louvet, 39 ans, devra s'y reprendre à plusieurs fois avant de relater que ce jour-là, Rémi Chesne est arrivé dans la grotte masqué et armé d'un fusil, qu'il l'a forcée à ligoter Patrick Isoird avec du ruban adhésif et à le bâillonner. Le reste, elle n'en sait rien, dit-elle, et jure qu’elle n’a jamais su que le guet-apens devait servir un projet criminel. À la question de savoir pourquoi elle a mis autant de temps à faire ces révélations, elle répond que Rémi Chesne l'avait menacée de s'en prendre à ses enfants si elle parlait. 

Une affaire effroyable mais tristement banale selon Me Christol, l'avocat d'Audrey Louve

Plusieurs centaines de SMS supprimés

Rémi Chesne nie tout en bloc et se borne à traiter sa co-accusée de menteuse. Une femme rencontrée par hasard, le jour du crime, alors qu’elle attendait à un arrêt de bus et à qui il a proposé de la conduire à son rendez-vous avec Patrick Isoird. Coïncidence ? Assurément, selon lui, mais les enquêteurs s'appuient sur la téléphonie qui révèle des échanges fournis entre Chesne et Louvet les jours précédents la mort d'Isoird, même s'ils ont effacé tous les messages. C'est de son téléphone également que des mots-clefs sont extraits : "alibi", "attirer", "cimetière", "cartouche", essence".

La vérité d'Audrey Louvet n'est pas la vérité judiciaire selon Me Abratkiewicz, un des avocatsde Rémi Chesne

Mari trompé

Rémi Chesne, dont la femme s’est pendue cinq ans auparavant après lui avoir avoué qu’elle l’avait trompé avec un certain... Patrick Isoird. Vengeance sur fond de rivalité amoureuse ? Le mobile est limpide pour l’accusation. À ce sujet, les proches de Nadège Chesne n’ont jamais cru à la thèse du suicide. Ils ont porté plainte et l’enquête est toujours en cours.

Rémi Chesne et Audrey Louvet sont jugés à partir de ce lundi devant la cour d'assises de l'Hérault pour arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire et assassinat. Elle comparait libre. Le verdict doit être rendu le mercredi 27 janvier.

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