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Faits divers – Justice

Maternité d'Orthez : l'anesthésiste alcoolique sera seule à répondre de la mort d'une jeune mère

mardi 31 octobre 2017 à 18:50 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn et France Bleu Pays Basque

La cour d'appel de Pau a décidé ce mardi d'annuler les mises en examen de l'hôpital et de la clinique d'Orthez. Helga Wauters sera donc seule à être jugée pour homicide involontaire après la mort d'une patiente au bloc opératoire lors d'une césarienne.

Le palais de justice de Pau
Le palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Orthez, France

La clinique et l’hôpital d'Orthez obtiennent l'annulation de leurs mises en examen dans l'affaire Wauters. Helga Wauters, anesthésiste alcoolique, est soupçonnée d'avoir causé la mort en 2014 d'une patiente lors d'un accouchement par césarienne. Elle a été mise en examen pour homicide involontaire il y a trois ans. L’hôpital et la clinique d'Orthez eux ont été mis en examen il y a six mois et ont donc demandé l'annulation de ces poursuites devant la chambre de l'instruction. Après deux semaines de délibéré, la chambre a rendu un arrêt qui annule ces mises en examen.

Les réactions des avocats

La clinique d'Orthez se voyait reprocher notamment le recrutement de cette anesthésiste en pleine détresse alcoolique. De ne pas s'être suffisamment renseignée sur son passé professionnel trouble en Belgique. Les magistrats de la chambre de l'instruction ont considéré c'était plutôt au chasseur de tête qui a proposé Helga Wauters de se renseigner. L'anesthésiste était autorisée par l'ordre d'exercer.

Les faits dramatiques de la soirée du 26 septembre étaient absolument imprévisibles. Aucun élément ne permettait à l'employeur de deviner que l'état d'alcoolémie de la praticienne allait provoquer le désastre que l'on sait — L'avocat de la clinique

Les mots de Me Thierry Sagardoytho qui défend la Clinique d'Orthez

On a une anesthésiste qui va opérer fortement alcoolisée et qui va dissimuler cet état lorsqu'elle opère. On a une personne fautive et c'est logique qu'elle soit seule à répondre de ses actes. Le centre hospitalier a souffert par son image et la fermeture anticipée de la maternité à cause de cette affaire — L'avocat de l’hôpital

Me François Desminières l'avocat de l'hôpital d'Orthez

Un procès en 2018 ?

La juge d'instruction peut rédiger son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Pau d'ici quatre mois. Un procès pourrait se tenir donc avant l'été prochain, au plus tard à l'automne, soit quatre ans après les faits. À moins que la défense d'Helga Wauters ne demande des actes supplémentaires au magistrat enquêteur. Ce qui aurait pour effet de rallonger cette procédure déjà anormalement lente.