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Faits divers – Justice

Affaire de la maternité d'Orthez : l'instruction se termine par la mise en examen de la clinique Labat

lundi 23 juillet 2018 à 19:11 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn, France Bleu Pays Basque et France Bleu

Le 26 septembre 2014, une jeune maman est morte dans un bloc opératoire de la maternité d'Orthez pendant une césarienne. Helga Wauters, l'anesthésiste, alcoolique chronique, répondra d'homicide involontaire, ainsi que la clinique qui l'avait recrutée.

Helga Wauters à son  arrivée au palais de justice de Pau
Helga Wauters à son arrivée au palais de justice de Pau - maxppp

Orthez, France

La juge d'instruction clôt l'instruction dans l'affaire de l'anesthésiste alcoolique de la maternité d'Orthez en mettant en examen la clinique Labat. Helga Wauters va répondre d'homicide involontaire pour la mort de cette jeune maman, décédée asphyxiée pendant un accouchement sous césarienne. C'était le 26 septembre 2014, il y a près de quatre ans. Avant de clore son enquête, la magistrate a décidé de poursuivre également la clinique Labat, qui a recruté l'anesthésiste. Helga Wauters, alcoolique chronique, a reconnu qu'elle était ivre au moment de l'intervention. 

À la recherche de responsabilités multiples

La juge a toujours considéré qu'Helga Wauters ne devait pas être seule à répondre de ce drame. Même si elle reste la principale responsable de la mort de cette jeune maman. Le chirurgien obstétricien qui était présent dans le box a été mis en examen. Tout comme l’hôpital et la clinique une première fois. Mais ces mises en examen ont été annulées par la cour d'appel pendant l'instruction. La juge, avant de clore l'instruction, a tenu à de nouveau impliquer la clinique. Quitte à ce que le tribunal relaxe l'institution à la fin du procès. Elle devra s'expliquer sur le recrutement de cette anesthésiste en perdition. 

"La clinique a été trompée"

L'avocat de la clinique Labat, Maitre Thierry Sagardoytho a réagi sur France Bleu Béarn à cette mise en examen. Une décision qui surprend l'avocat. Il pensait, lors de l'annulation de la première mise en examen, avoir répondu aux questions sur le recrutement d'Helga Wauters : "la clinique n'a pas les moyens de vérifier les antécédents d'un praticien. Elle n'a pas le pouvoir de retracer le profil et avoir connaissance d'éventuels précédents". L'avocat considère même que le "chasseur de têtes" qui leur a proposé la candidature de l'anesthésiste a "trompé" la clinique.  Il ajoute que la juge d'instruction n'a pas eu "le courage" de mettre en examen le conseil de l'ordre des médecins qui a autorisé cette médecin belge à exercer en France. Le procès ne devrait pas se tenir avant début 2019.

Maître Thierry Sagardoytho sur France Bleu Béarn