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Faits divers - Justice
Dossier : Francis Heaulme jugé pour le double-crime de Montigny-lès-Metz

Affaire de Montigny-lès-Metz : Francis Heaulme, le "routard du crime", comparaît pour un dixième procès

- Mis à jour le -
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Le tueur en série Francis Heaulme comparaît à partir du 25 avril devant les assises de la Moselle pour le double crime de Montigny-les-Metz. C’est le dixième procès pour l'un des principaux tueurs en série français. Pendant huit ans, le "routard du crime" a sillonné la France, tuant au hasard.

Francis Heaulme en 2004 à Nancy.
Francis Heaulme en 2004 à Nancy. © Maxppp - Alexandre Marchi

Metz, France

A 58 ans, Francis Heaulme prend place une nouvelle fois dans le box d’une cour d’assises. Condamné à sept reprises, acquitté une fois, il avait aussi brièvement comparu en avril 2014 pour le double crime de Montigny-lès-Metz, avant que le procès soit renvoyé. C’est pour cette affaire, le meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, perpétré en 1986, qu’il est jugé à partir du 25 avril.

Huit ans d'errance meurtrière

Francis Heaulme est né en février 1959 à Metz et il grandit à Briey en Meurthe-et-Moselle, auprès d’une mère qu’il adore, d’un père violent et alcoolique et d’une sœur, de sept ans sa cadette, le seul membre de sa famille qui soit resté en contact avec lui. Il est dévasté quand sa mère succombe à un cancer, en 1984. Francis Heaulme a 25 ans. Trois semaines plus tard, il commet le premier crime répertorié de sa triste carrière : le meurtre de Lyonelle Gineste, une adolescente de 17 ans, retrouvée dénudée et égorgée dans un bois près de Pont-à-Mousson. L’errance du "routard du crime", entre foyers Emmaüs et hôpitaux psychiatriques, prend fin en janvier 1992, avec son arrestation en Alsace par le gendarme Jean-François Abgrall.

La vie et le parcours judiciaire de Francis Heaulme. - Visactu
La vie et le parcours judiciaire de Francis Heaulme. © Visactu

Alcoolique comme son père, Francis Heaulme souffre du syndrome de Klinefelter, une différence chromosomique qui se traduit notamment par une grande taille, des organes sexuels plus petits que la moyenne et un QI faible. Pour les experts, cette maladie ne peut pas expliquer le passage à l’acte criminel. Pendant ses années de route, Francis Heaulme s’est fait volontairement interner à plusieurs reprises, avant de quitter les hôpitaux du jour au lendemain. Il a travaillé, de temps en temps, comme ferrailleur ou maçon.

Francis Heaulme a été condamné pour neuf meurtres. Certains ont été commis avec un complice, comme ceux d’une employée de supermarché messine en décembre 86 ou d’une adolescente de 14 ans, toujours à Metz, en 1991. De jeunes victimes, comme Joris, 10 ans, à Port-Grimaud, ou des personnes âgées comme Georgette Manesse, 86 ans, à Charleville-Mézière. Il frappe partout en France, toujours avec une extrême violence. Depuis son interpellation par le gendarme Jean-François Abgrall, il n’a jamais quitté la prison.

"Dans la tête du tueur"

Ancien gendarme, désormais enquêteur privé, Jean-François Abgrall est considéré comme le meilleur connaisseur de Francis Heaulme. Son livre, Dans la tête du tueur, relate la longue traque menée alors qu’il était rattaché à la section de recherches de Rennes. L’enquête sur le meurtre d’Aline Pérès, une aide-soignante de 49 ans, tuée sur une plage près de Brest, va le mener à l’arrestation d’Heaulme dans le Bas-Rhin en 1992.

Jean-François Abgrall en 2012 à Metz. - Maxppp
Jean-François Abgrall en 2012 à Metz. © Maxppp - Maury Golini

A la suite des nombreux interrogatoires qu'il a menés, Jean-François Abgrall décrit un homme "dans l’observation permanente", dont "le regard se fixe en vous", à la fois calme et impulsif. Francis Heaulme brouille les pistes, parle par rébus qu’il faut décoder, évoque une affaire alors qu’on l’interroge sur une autre, mais finit aussi par livrer des informations et dessiner des croquis très précis des scènes de crime. Lors d’un entretien avec Abgrall, le tueur en série lui a raconté avoir reçu des pierres lancées par des enfants le long d’une voie ferrée de l’est de la France. Le lien est fait avec Montigny-lès-Metz en 1997. C'est ce rapprochement qui ouvrira la voie à la révision du procès de Patrick Dils, condamné pour le meurtre des deux enfants en 1988.

VOIR AUSSI : notre dossier sur l'affaire de Montigny-lès-Metz et 30 ans de rebondissements judiciaires.

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