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Faits divers – Justice

"Nous allons faire appel" les victimes de l'escroquerie Defaix déçues du jugement civil à Quimper

mercredi 7 novembre 2018 à 19:58 - Mis à jour le jeudi 8 novembre 2018 à 20:28 Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel et France Bleu Armorique

Le tribunal de Quimper a jugé en septembre les intérêts civils dans l'affaire dite "Defaix". Le délibéré vient de tomber, et les victimes de l'escroquerie sont déboutées. Leur avocate veut faire appel.

Maitre Feron-Poloni, avocat des victimes de l'escroquerie des coopératives de croissance
Maitre Feron-Poloni, avocat des victimes de l'escroquerie des coopératives de croissance © Radio France - Benjamin Bourgine

Quimper, France

Les victimes de l'affaire Defaix sont déboutées par le tribunal de Quimper. Pourtant, début septembre lors d'une audience civile, les petits épargnants attaquaient le Crédit Mutuel de Bretagne, qui auraient selon eux dû intervenir lors de la collecte des 32 millions d'euros par les coopératives de croissance de Jean-Jacques Defaix. Le scandale avait éclaté en 2010.

L'avocate envisage de faire appel

Depuis, Jean-Jacques Defaix a bien été reconnu coupable d'escroquerie. Mais l'avocate des victimes Hélène Féron-Poloni ne comprend pas la décision du tribunal de Quimper et envisage de faire appel : "nous irons en appel, on est allé trop loin pour s'arrêter maintenant". Pour elle, le CMB avait quand même une responsabilité : "il n'a jamais été question de dire que le CMB serait coupable d'escroquerie. Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est de dire dans le cadre d'une escroquerie d'ampleur, quelle est la responsabilité de l'établissement bancaire qui héberge les comptes de l'escroc ?" A cet argument, le tribunal de Quimper répond dans sa décision que le CMB n'a rien à se reprocher. 

Pas un centime de récupéré par les épargnants à ce jour

Reste qu'aujourd'hui, les victimes de l'escroquerie n'ont que leurs yeux pour pleurer. Hélène Féron-Poloni s'en étonne : "Il y a les liquidateurs, les mandataires financiers qui n'ont pas distribué aujourd'hui un seul euro. Pourtant, on sait qu'il restait environ 8 millions d'euros dans les caisses au moment où le scandale éclate. Et puis il y a le Crédit Mutuel de Bretagne qui a fonctionné comme une passoire, avec pas de contrôle à l'entrée, et pas de contrôle à la sortie. Et finalement personne n'aurait à répondre de la responsabilité que les uns et les autres ont engagé dans cette affaire ?"

L'avocate de l'une des associations de victimes estimait à l'audience que la responsabilité du risque financier aurait du être assumée par le Crédit Mutuel de Bretagne. Le CMB était l'établissement bancaire qui hébergeait toutes les "coopératives" créées par Jean-Jacques Defaix. Maître Féron-Poloni estime que l'affaire n'aurait jamais eu cette ampleur si le CMB avait été un peu plus scrupuleux sur les sommes d'argents brassées par les coopératives.

Le délai en appel peut aller jusqu'à 2 ans. L'affaire devrait être rejugée à Rennes.