Faits divers – Justice

Affaire des corticoïdes : les joueurs du Racing 92 "lavés de tout soupçon"

Par Thibaut Lehut, France Bleu Paris Région et France Bleu mardi 18 octobre 2016 à 11:31 Mis à jour le mercredi 19 octobre 2016 à 10:25

Carter (à gauche), Rokocoko (à droite) et Imhoff ont été déterminants dans la victoire du Racing (29-21) qui a signé son retour au sommet du rugby français.
Carter (à gauche), Rokocoko (à droite) et Imhoff ont été déterminants dans la victoire du Racing (29-21) qui a signé son retour au sommet du rugby français. © AFP - Ben Stansall

Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff ont été "lavés de tout soupçon", a annoncé le Racing 92 ce mardi. Des traces de corticoïdes avaient été retrouvées dans les urines de ces trois joueurs de rugby à l'issue de la finale du Top 14, en juin dernier.

"Comme nous l'avons toujours affirmé, Dan Carter, Joe Rokocoko, Juan Imhoff et Sylvain Blanchard le médecin du club n'ont pas commis la moindre infraction aux règlements, pas la moindre entorse à l'éthique". Par communiqué, le Racing 92 annonce ce mardi que les trois joueurs du club sont "lavés de tout soupçon".

Des traces de corticoïdes avaient en effet été retrouvées dans les urines de Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff à l'issue de la finale du Top 14 en juin dernier. Le club francilien l'avait alors emporté face à Toulon. Mais les trois joueurs ont été auditionnés mercredi par la commission de lutte contre le dopage de la Fédération française de rugby (FFR), et cette dernière a "levé les doutes qui pesaient sur les pratiques médicales du Racing 92", affirme le club. Accompagnés d'un avocat et d'un médecin du club, ils devaient prouver qu'ils avaient pris ces corticoïdes par voie autorisée, et que ces traitements étaient nécessaires pour leur permettre d'être en pleine possession de leurs moyens physiques. Et non pour gonfler leurs performances.

L'Agence française de lutte contre le dopage peut faire appel

Le Racing 92 en profite, au passage, pour régler ses comptes avec les médias. "L'emploi du mot corticoïde devrait s’assortir de précautions immenses… [...] Dans le cas qui nous occupe, la méconnaissance du sujet par ceux qui l’ont traité, les amalgames, les approximations et les erreurs publiées sans garde-fou ont gravement nuit à la réputation d’un club et de ses membres", déplore le club.

L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui avait diligenté le contrôle le 24 juin à l'issue de la finale du championnat remportée par le club de la région parisienne face à Toulon (29-21) le 24 juin, peut faire appel de cette décision de la commission de lutte contre le dopage de la FFR.

"On savait pertinemment qu'on n'avait rien fait de mal"

"On savait pertinemment qu’on n'avait rien fait de mal. On a toujours gardé confiance", confie le Néo-Zélandais Dan Carter mercredi, à franceinfo et au journal Le Monde. On savait qu’on n’avait pas enfreint le règlement. "Le sport a beaucoup changé. Il est devenu beaucoup plus exigeant pour les joueurs, qui doivent récupérer beaucoup plus vite", commente Dan Carter. La star néo-zélandaise se montre sereine quant à un éventuel appel : "Ils peuvent gratter un peu plus s’ils le souhaitent. Quelles que soient les procédures auxquelles je serai confronté, je les suivrai. Je continuerai à démontrer ma bonne foi."

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