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Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, dont un an ferme

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Par , France Bleu

Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme dans l'affaire dite des "écoutes" ce lundi. L'ancien président de la République a été reconnu coupable de corruption et trafic d'influence.

 Nicolas Sarkozy, lors du procès de l'affaire dite des "écoutes", en décembre 2020 à Paris.
Nicolas Sarkozy, lors du procès de l'affaire dite des "écoutes", en décembre 2020 à Paris. © Maxppp - Alexis Sciard / IP3

Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme dans l'affaire dite des "écoutes" ce lundi. L'ancien président de la République a été reconnu coupable de corruption et trafic d'influence. Il a fait appel. Le parquet national financier (PNF) avait requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, contre l'ancien chef de l'État. 

C'est la première fois qu'un ancien président de la Ve République est condamné à de la prison ferme. Nicolas Sarkozy est accusé d'avoir voulu obtenir des informations sur une procédure judiciaire le concernant, par l'entremise de son avocat Thierry Herzog, auprès de l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert, en échange d'un coup de pouce pour un poste à Monaco. Les faits remontent au début de l'année 2014.

Gilbert Azibert et Thierry Herzog ont également été condamnés à trois ans de prison, dont un an ferme. L'avocat a également interdiction d'exercer son métier durant cinq ans. Thierry Herzog a décidé de faire appel, a fait savoir son avocat. 

"Pacte de corruption"

Dénonçant un "pacte de corruption", le parquet s'est appuyé sur des échanges téléphoniques entre l'ancien chef de l'État et son avocat, Thierry Herzog, par le biais d'une ligne téléphonique enregistrée au nom de Paul Bismuth. 

Nicolas Sarkozy a clamé son innocence pendant le procès, et celui de ses deux coprévenus, qui s'est tenu en décembre. "Je n'ai jamais commis le moindre acte de corruption. Jamais", a-t-il dit devant la justice. Mais "la preuve du pacte de corruption ressort d'un faisceau d'indices graves et concordants, basé sur l'amitié entre les trois hommes", a estimé le tribunal.

Un autre procès dans le cadre de l'affaire Bygmalion 

Les réactions n'ont pas tardé à droite de l'échiquier politique, où l'on a dénoncé un "acharnement judiciaire" et la "sévérité" de la peine. "Quel acharnement insensé", a écrit Carla Bruni-Sarkozy sur son compte Instagram. "Le combat continue, la vérité fera jour", a-t-elle ajouté. 

"C'est purement scandaleux et c'est un acharnement contre un homme qui a quand même été président de la République !" a également réagi Jean-Pierre Door, député Les Républicains (LR) du Loiret sur France Bleu. Indignation partagée par   le maire LR de Belfort Damien Meslot."C'est une peine extrêmement sévère", a-t-il commenté sur France Bleu, se disant "convaincu de la probité et de l'innocence de Nicolas Sarkozy".

Nicolas Sarkozy comparaîtra de nouveau devant la justice dès le 17 mars, cette fois dans l'affaire Bygmalion, pour des soupçons de "financement illégal" de sa campagne en 2012.

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