Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy sera jugé pour corruption et trafic d'influence

-
Par , France Bleu

Nicolas Sarkozy sera bien jugé dans l'affaire dite des "écoutes". La Cour de cassation a rejeté son dernier recours mercredi contre l'ordonnance le renvoyant, ainsi que son avocat Thierry Herzog, devant un tribunal correctionnel. L'ex-président de la République est poursuivi pour "corruption".

 Nicolas Sarkozy le 3 mai 2019 à Paris
Nicolas Sarkozy le 3 mai 2019 à Paris © Maxppp - JULIEN WARNAND

C'est une première sous la Ve République : un ancien président jugé pour corruption. La justice a définitivement validé le renvoi de Nicolas Sarkozy devant la justice pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'affaire dite des écoutes a appris  l'AFP ce mercredi. Le procès devrait se tenir à Paris dans les prochains mois. L'ancien chef de l'État, son avocat Thierry Herzog et l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert avaient formé un ultime recours devant la Cour de cassation, rejeté mardi.

Retraité politique depuis sa défaite à la primaire de la droite fin 2016, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir début 2014, via son avocat Thierry Herzog, des renseignements secrets auprès de Gilbert Azibert, alors haut-magistrat, sur l'avancée d'une procédure le concernant. En échange, il aurait proposé de l'aider à obtenir une mutation à Monaco.

Premier procès d'un ancien président pour "corruption"

Conformément aux réquisitions du parquet national financier (PNF) en octobre 2017, les juges avaient ordonné le 26 mars 2018 un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" contre les trois hommes. Ce sont des écoutes téléphoniques entre les deux protagonistes diligentées dans le cadre de l'enquête sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, dans laquelle Nicolas Sarkozy est mis en examen, qui ont révélé l'affaire. Longtemps contestées par la défense de Nicolas Sarkozy, ces écoutes ont été validées en mars 2016 par la Cour de cassation, après une âpre bataille judiciaire.

L'ancien chef de l'État est aussi menacé d'un autre procès, pour financement illégal de sa campagne  présidentielle de 2012. Le Conseil constitutionnel a estimé en mai dernier que rien ne s'opposait à ce qu'il soit jugé dans cette affaire dite "Bygmalion".