Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : FC Metz : Toute la saison 2018-2019

Affaire des pétards du match Metz/Lyon : un an de prison ferme requis à l'encontre de l'un des deux fans messins

mardi 25 septembre 2018 à 21:39 Par Clément Lhuillier et Thomas Jeangeorge, France Bleu Lorraine Nord

Ce mardi 25 septembre, le tribunal correctionnel de Metz s'est penché sur l'affaire des pétards du match Metz-Lyon en décembre 2016. Le FC Metz réclame aux deux prévenus 1 200 000 euros de dommages et intérêts. Le procureur requiert de la prison ferme à l'encontre d'un supporter de 25 ans.

Le palais de justice de Metz.
Le palais de justice de Metz. © Radio France - Clément Lhuillier

Metz, France

20h05, ce mardi 25 septembre, alors que le palais de Justice de Metz est quasi-désert, l'audience du procès des deux lanceurs de pétards présumés du match Metz-Lyon, débute enfin. 

Ces deux supporters du club à la Croix de Lorraine sont poursuivis pour violence aggravée, introduction et jet de projectile au sein d'une enceinte sportive. 

Le 3 décembre 2016, lors d'une rencontre de la 16ème journée de la Ligue 1,  ces deux hommes sont soupçonnés d'avoir jeté des pétards à proximité du gardien de l'Olympique Lyonnais, Anthony Lopes. Il avait été brièvement hospitalisé et avait bénéficié d'une ITT de 3 jours. Ce soir-là, le match avait été interrompu et n'avait finalement pas repris. Un fait divers qui, à l'époque, avait fait grand bruit dans le monde du ballon rond.

"Une grosse bêtise"

Le premier prévenu est âgé de 25 ans et il est né à St Avold. Il a été identifié grâce à la vidéosurveillance et a été rapidement interpellé par les policiers. A la barre, il revient sur cette soirée du 3 décembre 2016. Avant de se rendre au stade St Symphorien, il a été invité par un ami à se rendre dans le local de la Horda Frénétik. Il assure ne pas être adhérent de ce groupe ultra mais être un simple sympathisant. Sur place, Il déclare avoir bu 5 bières et un individu lui a remis aussi 4 pétards. Sur le chemin du stade, il en fait exploser 3. Le quatrième pétard, il le dissimule dans son manteau. Devant la présidente du tribunal, il déclare aussi qu'il a reçu pour consigne de faire sauter ce projectile, un quart d'heure après le coup d'envoi du match. Il attendra finalement le but du messin Gauthier Hein pour envoyer ce pétard sur la pelouse. A la barre, il reconnaît qu'il a relevé sa capuche et s'est caché le visage, avant de lancer depuis la tribune Est Basse, cet engin explosif. Il indique qu'il ne visait pas le gardien de Lyon. Il reconnaît qu'il s'agit là d'une grosse bêtise.

"Le foot c'est fini"

Le second prévenu est âgé de 36 ans et il est né au Havre. Les policiers ont mis plus longtemps à l'identifier. A la barre, il revient sur les faits.  Le 3 décembre 2016, après avoir fumé du cannabis, il se rend à St Symphorien. Il arrive au stade 20 minutes avant le coup d'envoi. Après avoir passé le contrôle de stadiers, un individu lui a remis un pétard sous la tribune Est Basse. Il indique que sur place il n' a reçu aucune consigne. Après le jet d'un premier puis d'un second engin explosif, il a imité ses camarades. Devant la présidente, il dit regretter son geste et indique que "le foot, c'est fini". Après 15 ans de soutien au FC Metz, "c'est le match de trop", conclut-il. L'enquête de police a aussi révélé qu'il avait déjà jeté des pétards dans un stade, notamment en 2005 à Strasbourg. 

Le FC Metz réclame plus d'un million d'euros

La direction du FC Metz qui s'est porté partie civile réclame 1 200 000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice par cette affaire. Ce dédommagement n'est pas " excessif ", explique l'avocat du club à la Croix de Lorraine, mais il correspond simplement à l'ensemble des dépenses et des pertes économiques liées à cette affaire hyper médiatisée. Maître Guy Reiss a ciblé 11 postes de préjudices différents comme par exemple le remboursement des billets liées au huis-clos partiel et total qui ont suivi, ou encore les frais de sécurité et de police supplémentaires. Il demande aussi une provision de 100 000 euros. Il conclut en précisant que le FC Metz a payé le prix fort dans cette affaire et qu'il est grand temps que ce genre de comportement cesse dans un stade.

Prison ferme pour un supporter?

Pour le ministère public, ces deux supporters sont tout simplement des "idiots et ils ont sali l'image du sport et du foot". Le procureur requiert pour les 2 prévenus des interdictions de stade d'une durée de 5 ans et une amende de 500 euros. A l'encontre du premier prévenu, l'homme de 25 ans, qui dispose déjà d'un casier judiciaire avec deux condamnations, le ministère public préconise 1 an de prison ferme. Pour le second fan messin, celui âgé de 36 ans, il requiert 10 mois de prison avec sursis. 

Les avocats des 2 supporters messins ont expliqué à la barre que leurs " clients n'étaient pas des hooligans ". Ils parlent de violences involontaires et évoquent de la simple imprudence. 

Le tribunal correctionnel de Metz a mis en délibéré son jugement au 16 octobre