Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Stéphane Dieterich

Affaire Stéphane Dieterich : l’accusé a-t-il prémédité son geste ?

dimanche 13 janvier 2019 à 17:06 Par Wassila Guittoune et Emilie Pou, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu

Alors que s’ouvre ce lundi le procès de l’affaire Dieterich devant la cour d’assises du Territoire de Belfort à Vesoul, de nombreuses zones d’ombres subsistent encore quant au mobile de l’assassin présumé, Christophe Blind.

Stéphane Dieterich a été tué de 11 coups de couteaux le 5 juillet 1994
Stéphane Dieterich a été tué de 11 coups de couteaux le 5 juillet 1994 - Capture d’écran INA/France 3

Territoire de Belfort, France

Ce sera probablement l’une des questions qui sera longuement débattue du 14 au 18 janvier lors du procès de l’affaire Dieterich aux assises de Vesoul : Christophe Blind, poursuivi pour l’assassinat de son ami Stéphane Dieterich dans un bois d’Essert, le 5 juillet 1994, avait-il bien prémédité ce meurtre ? Depuis les aveux de l'accusé, formulés en 2015, sa version des faits n’a pas cessé d’évoluer.

L'accusé conteste la préméditation 

Christophe Blind, âgé de 49 ans aujourd'hui, dit d’abord avoir pensé au meurtre de Stéphane Dieterich deux à trois semaines avant les faits : il explique ainsi avoir acheté un couteau la veille à Mulhouse avec l’idée "d’en finir au Bois joli", la forêt où le corps a été retrouvé. Finalement, quelques semaines plus tard, il conteste toute préméditation, en affirmant qu’il voulait juste faire peur à Stéphane Dieterich ce soir-là

Des agressions sexuelles à l’origine de cet assassinat ?

L’autre grande question de ce procès portera sur le mobile de l’assassinat. Lors de ses aveux, Christophe Blind, poursuivi pour avoir tué son ami de 11 coups de couteaux, a parlé de l’emprise exercée par Stéphane Dieterich, qui lui aurait imposé des actes sexuels. L’avocat de l’accusé, Me Dami Le Coz, parle ainsi d’agressions sexuelles perpétrées dès 1990 : "Christophe Blind a expliqué le mobile qui l’a animé au moment des faits. Et ce mobile n’est pas, comme cela a été rapidement dit en 2015 par le ministère public, une relation homosexuelle entre Christophe Blind et Stéphane Dieterich, mais bien un mobile animé par des agressions sexuelles répétées entre 1990 et 1994 et que faisait subir Stéphane Dietrich à Christophe Blind".

Une version toujours contestée très fortement par la famille Dieterich et leurs avocats. "Sa vérité ne m’intéresse pas", dit ainsi Sylvain Dieterich, le frère de la victime avant d’ajouter, "cet homme a menti toute sa vie, je ne vois pas pourquoi il dirait la vérité aujourd’hui".