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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Stéphane Dieterich

Affaire Dieterich: "Le meurtrier a du construire une digue pour oublier sa culpabilité"

vendredi 18 décembre 2015 à 9:01 Par Emilie Pou, France Bleu Belfort-Montbéliard

21 ans après le meurtre, le meilleur ami de Stéphane Dieterich est passé aux aveux. Ce vendredi matin nous avons voulu comprendre comment on peut vivre avec un tel secret aussi longtemps. Eléments de réponse avec Christian Cladène, expert psychiatre à la cour d'appel de Besançon.

Stéphane Dieterich a été assassiné en 1994
Stéphane Dieterich a été assassiné en 1994 © Radio France

Belfort, France

Il était son meilleur ami de l'époque. 21 ans après les faits, l'homme a avoué le meurtre de Stéphane Dieterich. Il a craqué sous la pression des questions des enquêteurs. Entre temps, comment a t-il fait pour vivre avec sa culpabilité? Selon Christian Cladène, expert psychiatre à la cour d'appel de Besançon: "il a du composer avec cette culpabilité, essayer de se poser en victime, de se donner une bonne raison pour justifier le meurtre commis. Il a établi, un pare-feu, une digue suffisamment puissante pour faire la politique de l'autruche et oublier cette culpabilité. 

Le secret devient trop lourd"

"Cette culpabilité continue de frapper à la porte, elle est étouffante. Quand on vit un secret aussi lourd. On se coupe du monde, des autres, après 21 ans, il n'a pas pu davantage résister à cette position". "Il a fini par revenir parmi les autres". 

Le procès c'est une réparation symbolique pour les victimes"

Du côté des parties civiles, c'est à dire la famille de Stéphane Dieterich, le procès sera important. "Tant que l'auteur n'est pas trouvé, il y a toujours un sentiment d'injustice, d'amertume". "La conclusion, c'est à dire le procès, fini par apporter une réparation symbolique en trouvant justement des éléments de réponse, et surtout les motivations du tueur. Ce qu'on appelle le mobile". 

Christian Cladène, expert psychiatre