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Faits divers – Justice

Affaire du bébé secoué : la défense mise à mal devant les assises de la Vienne

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Par , , France Bleu Poitou

A Poitiers, la cour d'Assises de la Vienne a acquis ce jeudi une certitude : l'accusée, une poitevine de 40 ans, a bien secoué son bébé en 2008, lui infligeant de graves séquelles. A onze ans aujourd'hui, l'enfant est polyhandicapé.

Maître Hay et Maître Coutand, avocates des parties civiles
Maître Hay et Maître Coutand, avocates des parties civiles © Radio France - Baudouin Calenge

Poitiers, France

La démonstration est rapidement faite par les deux médecins experts entendus ce jeudi par la cour. Elles ont longuement expliqué que l'enfant avait été victime du syndrome du bébé secoué, éliminant une à une toutes les autres hypothèses  Et notamment le scénario de l'accident de poussette, avancée par l'accusée, pour expliquer l'hospitalisation en urgence de son bébé.  

Une fracture du crane

Pas de place au doute pour les deux femmes médecins qui précisent que l'enfant a non seulement été secoué avec violence mais qu'il a aussi subi un impact très violent à la tête provocant une fracture du crane. Cette affirmation vient ébranler une défense déjà affaiblie. Peu de temps avant, la cour a en effet mesuré la fragilité des témoignages de l'accusée, imprécis, contradictoires au point de douter de leur véracité. L'avocate générale va même jusqu'à demander à l'accusée si cet accident de poussette a réellement eu lieu.   

Un début d'aveu 

En toute fin d'audience, la maman acculée par les questions de l'avocate générale, bousculée par les dépositions des experts reconnait à nouveau avoir secoué son bébé, affirme qu'elle "ne pensait pas à mal". Entendez qu'elle ne pensait pas que ce secouement aurait ces conséquences. Avant de lâcher : "je regrette mon geste mais je ne peux pas l'expliquer"

Une enfance difficile

Avant cela, la cour s'est penchée sur la personnalité de cette femme de 40 ans. Décrite comme gentille et naïve, elle est présentée comme une maman aimante par des proches, mais issue d'un milieu social très dégradé avec un père alcoolique et violent. Cette femme replonge dans un environnement toxique lorsqu'elle se met en ménage avec son compagnon. Malgré les violences répétées sur fond d'alcool, elle s'accroche à cette vie. Jusqu'à ce qu'ils se séparent avant même la naissance de son deuxième bébé.

Le procès se poursuit vendredi avec l'audition des experts psychiatre et psychologues. Suivront les plaidoiries et le réquisitoire. Verdict dans la soirée de vendredi

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