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Faits divers – Justice

Affaire du dentiste de Châlette-sur-Loing : son avocat dénonce "un emballement médiatique"

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Par , France Bleu Orléans

Me Bruno Césaréo, l'avocat du Dr Stéphane Schoener mis en examen pour viols et agressions sexuelles, s'exprime pour la première fois dans cette affaire. Il dénonce "un emballement médiatique"autour du dentiste de Châlette-sur-Loing et appelle au respect de la présomption d'innocence.

"Faut-il rappeler le principe de la présomption d'innocence ?" s'interroge Me Bruno Césaréo
"Faut-il rappeler le principe de la présomption d'innocence ?" s'interroge Me Bruno Césaréo - Capture d'écran youtube

L'avocat du dentiste de Châlette-sur-Loing a accepté de s'exprimer sur France Bleu Orléans : Me Bruno Césaréo défend le Docteur Stéphane Schoener, mis en examen et écroué en mai dernier pour viols et agressions sexuelles. Des faits qu'il conteste "avec la plus grande fermeté". L'avocat dénonce même "un emballement médiatique" dans cette affaire.

Ce dossier est artificiellement gonflé"

Le dentiste est accusé d'avoir abusé de jeunes filles lors de séances d'acupuncture qu'il proposait pour soulager les douleurs dentaires. Selon le procureur d'Orléans, 14 personnes se sont déjà portées partie civile dans ce dossier, et une vingtaine de plaintes sont en cours d'analyse. Mais à ce jour, insiste l'avocat du dentiste, les mises en examen ne portent que pour 2 affaires : "Si je me réfère à l'arrêt de la chambre de l'instruction en septembre dernier, il n'y a, à ce jour, que deux victimes, détaille Bruno Césaréo. L'une, pour des faits qui se seraient déroulés en 2011, alors que cette femme était en instance d'être placée en hôpital psychiatrique, ce qui interroge beaucoup... Et la seconde, uniquement pour une éventuelle agression sexuelle en septembre 2018. Voyez qu'on est bien loin de l'emballement médiatique !" L'avocat précise tout de même que son client est convoqué à la fin du mois par le juge d'instruction pour une mise en état du dossier, et alors que les plaintes ont afflué depuis septembre...

Mon client conteste les faits les plus graves et il est présumé innocent"

Mais de toute façon, le dentiste-acupuncteur nie tout geste déplacé, et a fortiori tout viol : il ne reconnaît que l'utilisation d'une caméra-espion dans son cabinet, à l'origine du millier de photos à caractère sexuel retrouvées dans son ordinateur, et donc "l'atteinte à l'intimité de la vie privée". Ce sont ces photos qui sèment le trouble aujourd'hui chez certaines patientes qui viennent porter plainte au commissariat de Montargis. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont été victimes d'abus sexuel, insiste Bruno Césaréo : "Evidemment, on peut comprendre que chacune de ces patientes peut envisager que sa confiance a été trahie, et elles ont le droit de connaître la vérité mais en l'état, je rappelle qu'il appartient au juge d'instruction de faire la lumière. Il est important que nous gardions raison sur ce dossier : faut-il rappeler le principe de la présomption d'innocence ?"

La semaine dernière, l'Ordre des chirurgiens-dentistes du Loiret a décidé de se porter à son tour partie civile dans cette affaire et a ouvert une procédure disciplinaire - mais selon l'avocat cette procédure ne porte que sur la double pratique "dentiste et acupuncteur" qui poserait problème, au regard des règles de la profession de chirurgien-dentiste.

L'interview de Me Bruno Césaréo est à écouter ici :

Me Bruno Césaréo au micro de France Bleu Orléans

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