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Faits divers - Justice

Affaire du petit Tony à Reims : le procès finalement renvoyé

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

La cour d'assises de la Marne devait se pencher dès ce mardi sur le calvaire de Tony, cet enfant de 3 ans mort à Reims en 2016 après des coups violents et répétés. Les avocats de la défense ont demandé le report du procès pour protester contre la réforme des retraites. L'affaire est renvoyée à 2021.

Le père et la grand-mère du petit Tony mort en 2016 présents à la cour d'assises de la Marne
Le père et la grand-mère du petit Tony mort en 2016 présents à la cour d'assises de la Marne © Radio France - Sophie Constanzer

Après la mort de Tony 3 ans, en novembre 2016 à Reims, le procès de son beau-père et de sa mère devait s'ouvrir ce mardi 11 février devant la cour d'assises de la Marne. Une demande collective de renvoi a été formulée par les avocats de la défense, en raison de la grève contre la réforme des retraites. Loïc Vantal devait être jugé pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner" et la mère de Tony, Caroline Letoile, pour non dénonciation de mauvais traitements et non assistance à personne en danger. 

La présidente de la cour d'assises a réagi à la demande de renvoi et estimé que "ce serait grave pour ce dossier qui serait renvoyé en 2021". L'avocat général s'est lui aussi opposé à la demande de renvoi. Selon lui "tout le monde attend que justice passe, il y a plus de 3 ans de détention provisoire en ce qui concerne Loïc Vantal, et personne ne doit avoir le sentiment d'une prise d'otage."

Dans un premier temps la cour d'assises a délibéré et décidé que le procès devait être maintenu. La présidente de la cour d'assises a demandé aux avocats d'être commis d'office, mais la demande a fait l'objet d'un refus catégorique. Et l'avocat général a constaté l'impossibilité de juger l'affaire. Le procès est finalement reporté à une prochaine session d'assises de l'année 2021. 

Un durcissement du mouvement des avocats 

Les deux accusés ne se sont pas opposés à la demande renvoi du procès. Un mal nécessaire estime Maître David Scribe, l'avocat de Loïc Vantal :"ce n'est pas une satisfaction du tout mais simplement il fallait un mouvement qui se durcisse pour que le gouvernement comprenne qu'aujourd'hui les avocats sont fatigués de devoir se battre pour faire reconnaître leurs droits... l'objectif n'était pas de s'opposer aux magistrats". Maître Scribe poursuit : "Mr Vantal a compris,  il aurait voulu s'expliquer, il était prêt, mais il a compris que la voix de son avocat était nécessaire"

Je veux un procès digne pour la mémoire de cet enfant ! -- Maître Olivier Chalot

Du côté des avocats des parties civiles, les réactions sont plus contrastées. L'avocate de l'Association "Innocence en danger", Maître Marie Grimaud, regrette amèrement le renvoi du procès car il y a des circonstances particulières à cette affaire. "Ce procès devait passer. C'est une année de plus pour en détention provisoire pour l'accusé, qui peut être remis en liberté si le procès n'est pas audiencé avant mars 2021, et c'est une année de plus de contrôle judiciaire pour la mère de Tony, avec tous les risques que ça représente pour elle d'être à l'extérieur...", souligne Maître Grimaud. 

Déçu mais favorable au mouvement de grève des avocats, l'avocat du père de Tony et de sa grand mère, a estimé en revanche que le renvoi était une bonne chose : "c'est un procès qui devait nous apporter toutes les réponses, sauf qu'aujourd'hui ce dossier ne pouvait pas se tenir : ça n'aurait pas été digne pour les accusés, avec des avocats commis d'office, ça n'aurait pas été digne pour cet enfant, et ce ne serait pas digne pour ce père et cette grand mère qui ont le droit que leur douleur soit entendue dans un véritable procès". 

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