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DOSSIER : L'affaire Xavier Dupont de Ligonnès

Affaire Dupont de Ligonnès : "J'espère ne pas partir avant de savoir", témoigne Catherine, enquêtrice amateur

Il y a dix ans, la famille Dupont de Ligonnès disparaissait à Nantes. Les corps de la mère et des quatre enfants étaient découverts le 21 avril 2011. Depuis, le père de famille est introuvable. Un mystère qui passionne de nombreux Français. Rencontre avec Catherine, enquêtrice amateur.

Catherine habite un pavillon dans la métropole nantaise. Garde d'enfants à domicile, elle conserve précieusement sur une étagère dans son salon une dizaine de livres, des documents, des photos qui concernent tous une affaire bien précise : l'affaire Dupont de Ligonnès. Il y a dix ans maintenant, une famille nantaise disparaissait mystérieusement. Le 21 avril 2011, les corps de la mère, Agnès, et des quatre enfants étaient découverts ensevelis sous la terrasse de leur maison. Le père, principal suspect, est depuis introuvable.

Cette affaire a déchaîné les passions, les policiers ont reçu des milliers de signalements. Et sur les réseaux sociaux, de nombreux groupes se sont créés. Catherine fait partie de ces enquêteurs amateurs. 

"Un lieu que je connaissais très très bien"

En avril 2011, Catherine est épouvantée par le quintuple meurtre de Nantes. "J'ai travaillé à 500 mètres de chez eux pendant dix ans, c'est un lieu que je connaissais très très bien", explique cette habitante de la métropole nantaise. Elle a également fréquenté le centre de tirs où Xavier Dupont de Ligonnès a été aperçu avant la tuerie : "Ces gens, je ne les connaissais pas, mais j'aurais pu les croiser".

Ensuite, elle s'intéresse aux zones d'ombre de l'affaire. Catherine achète tout d'abord les journaux qui parlent du meurtre, puis un magazine et enfin quasiment tous les livres concernant le père de famille en fuite. "Un jour, je suis allée voir si un des enfants avait toujours sa page Facebook, souligne la femme de 59 ans. Et ça m'a amenée sur les sites traitant de l'affaire." Elle discute alors avec d'autres internautes via Facebook, ils se partagent leurs informations, les thèses de chacun. 

Catherine a compilé de nombreuses photos et articles de presse sur l'affaire Dupont de Ligonnès.
Catherine a compilé de nombreuses photos et articles de presse sur l'affaire Dupont de Ligonnès. © Radio France - Sarah Mansoura

Catherine se rend souvent dans le quartier, autour du 55 boulevard Schuman à Nantes. "J'allais déposer mon fils et je repassais devant… Comme si la maison allait me dire 'Arrête-toi, j'ai des trucs à te dire', s'amuse-t-elle. J'aurais bien aimé la visiter quand elle était en vente, histoire de me rendre compte".

Où est passée la terre ? 

Un détail intrigue beaucoup Catherine : comment le fugitif a-t-il évacué toute la terre présente sous la terrasse ? L'enquêtrice amateur a décidé de se pencher sur la question, et elle avait une théorie : il devait y avoir un autre accès derrière la maison. "Je suis allée sur le cadastre et j'ai constaté que la propriété faisait vraiment un rectangle, raconte Catherine. Il y a l'entrée boulevard Schuman, le jardin, mais aucune échappatoire nulle part" à l'arrière de la maison. Le mystère reste donc entier.

Mais aujourd'hui, la quinquagénaire évite de se rendre devant la porte de la propriété. "Ce seuil de porte où les enfants rentraient de l'école… ça me met mal à l'aise", explique-t-elle les larmes aux yeux. 

La maison de la famille Dupont de Ligonnès, 55 boulevard Schuman à Nantes.
La maison de la famille Dupont de Ligonnès, 55 boulevard Schuman à Nantes. © Radio France - Sarah Mansoura

"Je pense qu'on n'apprendra rien désormais, sauf si on retrouve le corps [de Xavier Dupont de Ligonnès], estime Catherine. On aimerait beaucoup ne pas partir avant de savoir ce qu'il s'est passé." Mais si le suspect "n'a pas laissé d'écrits, si personne ne parle, je ne vois pas trop ce qu'on peut apprendre". Catherine va tout de même continuer à s'intéresser de près à l'affaire.

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