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Faits divers – Justice

Affaire Ferrand : l’association Anticor porte plainte pour relancer l'enquête

jeudi 9 novembre 2017 à 8:25 - Mis à jour le jeudi 9 novembre 2017 à 13:06 Par Géraldine Houdayer et Tudi Crequer, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

L’association anticorruption Anticor a déposé plainte à Paris pour tenter de relancer l'enquête qui visait le député de La République en marche Richard Ferrand, annonce l'avocat d'Anticor ce jeudi. Le parquet de Brest avait classé l'affaire sans suite en octobre.

Richard Ferrand, chef de file des députés de la majorité, à l'Assemblée nationale mercredi.
Richard Ferrand, chef de file des députés de la majorité, à l'Assemblée nationale mercredi. © Maxppp - Vincent Isore

L'association Anticor a déposé plainte à Paris pour relancer l'enquête qui visait le chef de file des députés LREM Richard Ferrand, près d'un mois après la décision de classement sans suite du parquet de Brest, a-t-on appris jeudi auprès de l'avocat de l'association anticorruption.

Un magistrat pour enquêter sur l'affaire ?

Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée mercredi auprès du doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris. Elle vise à obtenir la désignation, quasi-automatique, d'un magistrat pour enquêter sur l'affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué ensuite aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de "prise illégale d'intérêts", et "recel et complicité de ce délit", a précisé Jean-Christophe Picard, président de l'association Anticor, à France Bleu Breizh Izel.

Anticor veut un procès Ferrand

"On a été déçu de l'analyse du procureur de Brest, explique Jean-Christophe Picard. Déçu par la conclusion du parquet de Brest mais l'analyse a tout de même été "utile" selon Anticor. "Le procureur estime qu'il y aurait pu avoir une prise illégale d'intérêts mais il aurait fallu que l'auteur exerce une mission de service public et qu'il n'y ait pas de prescription".

Contrairement au Procureur de Brest, l'association estime que les deux conditions sont réunies. "Les Mutuelles de Bretagne exercent une mission de service public, selon Jean-Christophe Picard, et d'autre part il n'y a pas de prescription car en cas de délit dissimulé il ne faut pas prendre la date de la commission des fats mais la date de révélation des faits, dans ce cas l'article du Canard Enchaîné ".

Cela évite de passer par le filtre du procureur"

A la mi-octobre, le procureur de République de Brest avait décidé de classer sans suite l'affaire après l'enquête préliminaire. Anticor avait donc quelques mois pour porter plainte à nouveau. Une information judiciaire devrait être ouverte prochainement et cette fois l'association va se constituer partie civile, "ce qui évite de passer par le filtre du procureur". "On espère la tenue d'un procès" conclut le président d'Anticor.

Richard Ferrand, ex-PS et soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, à qui cette affaire avait coûté sa place de ministre, s'est toujours défendu de tout conflit d'intérêts. Devenu ensuite chef du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, il s'était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été "lavé de tout soupçon".