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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Fiona

VIDÉO - Le troisième procès dans l'affaire Fiona débute ce lundi devant la cour d'assises de la Haute-Loire

dimanche 28 janvier 2018 à 17:05 - Mis à jour le lundi 29 janvier 2018 à 9:47 Par Géraldine Marcon et Olivier Vidal, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Les principaux acteurs de l'affaire Fiona se retrouvent ce lundi devant la cour d'assises de la Haute-Loire pour l'ouverture du deuxième procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf. Un procès attendu après le renvoi du précédent en octobre dernier, les débats vont durer deux semaines.

Le procès en appel de l'affaire Fiona s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises d'appel du Puy-en-Velay.
Le procès en appel de l'affaire Fiona s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises d'appel du Puy-en-Velay. © AFP - Thierry Zoccolan

Le Puy-en-Velay, France

Le précédent procès devant la cour d'assises de la Haute-Loire s'était terminé sur un échec. Après une semaine de débats, les avocats de la défense quittaient le palais, s'estimant mis en cause par une des avocates des parties civiles, Me Grimaud. Le lundi suivant, à la reprise des débats, le procès était finalement renvoyé et ce lundi, les mêmes acteurs se retrouvent devant la cour d’assises d’appel du Puy-en-Velay, pour la troisième fois dans cette affaire.  

Ils encourent jusqu'à 30 ans de réclusion

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, la mère et le beau-père de Fiona comparaissent pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" après le décès de la petite fille en mai 2013 à Clermont-Ferrand. En première instance, la cour d'assises de Riom avait condamné Berkane Makhlouf à 20 ans de réclusion pour les coups mortels portés à Fiona, mais avait acquitté Cécile Bourgeon pour les violences. Cette dernière n'avait été reconnue coupable que des délits associés au crime et condamnée à cinq ans d'emprisonnement. Les deux accusés se retrouvent ce lundi dans le même box et risquent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.

Des procédures annexes toujours en cours

Après les incidents qui ont émaillé le premier procès en appel au mois d'octobre dernier, une procédure disciplinaire est en cours à l'encontre de Me Grimaud. L'avocate de l'association Innocence en danger, partie civile dans ce dossier, avait provoqué la colère des avocats de la défense puis leur départ du palais de justice. 

Une autre procédure est par ailleurs en cours dans cette affaire, il s’agit de la plainte pour diffamation déposée par les avocats de la défense, Me Khanifar et Me Portejoie, à l'encontre de Nicolas Chafoulais, le père de Fiona. Quelques jours après le renvoi, il faisait part de sa colère et regrettait une certaine proximité entre les différents acteurs judiciaires.

Des accusés qui ne varient pas dans leurs déclarations 

Selon leurs avocats, les deux accusés veulent que ce troisième acte judiciaire aille à son terme. C’est le cas notamment de Cécile Bourgeon, incarcérée depuis 2013 et condamnée à cinq de réclusion en première instance, elle supporte mal la détention et a fait une tentative de suicide. Avec son ex-compagnon, Brekane Makhlouf, ils n'ont eu de cesse de se renvoyer la responsabilité du décès de Fiona. 

Dans ce contexte, un troisième procès pourra-t-il apporter de nouveaux éléments ? C'est en tout cas la conviction de Me Marie Grimaud, qui fera citer trois nouveaux témoins à la barre, deux enquêteurs de police judiciaire ainsi qu'un ami d'enfance de la mère de Fiona. De nouveaux témoins dans ce procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, mais aussi de nouveaux avocats, comme Me Canis qui représentera les intérêts du père de Fiona aux côtés de Me Fribourg.

Le procès doit durer deux semaines

Pour ce troisième procès, neuf parties civiles ont été enregistrées, le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, la grand-mère paternelle et les grands-parents maternels de la petite fille, mais aussi cinq associations de protection de l'enfance. Le procès qui s'ouvre ce lundi après-midi à 14h au Puy-en-Velay doit durer deux semaines. La première sera principalement consacrée à l'examen des personnalités des accusés et du contexte familial de la petite fille. La deuxième semaine sera axée sur les faits, les plaidoiries et les réquisitions sont attendues à partir du jeudi, avant un verdict au plus tard le vendredi 9 février. 

Pour Cécile Bourgeon, si la cour d'assises d'appel confirme le verdict prononcé en première instance, cela pourrait signifier une remise en liberté dans les semaines suivantes. Condamnée à cinq ans d'emprisonnement, elle est incarcérée depuis quatre ans et demi. Si les différentes parties n'étaient pas satisfaites à l'issue de ce procès, elles pourraient encore se pourvoir en cassation, mais uniquement pour soulever des questions de droit. Dans cette affaire, le feuilleton judiciaire pourrait encore durer.