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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : Jacqueline Jacob, la grande-tante de l'enfant, est autorisée à rentrer chez elle

lundi 20 novembre 2017 à 17:36 - Mis à jour le lundi 20 novembre 2017 à 18:07 Par Virginie Salanson et Blandine Costentin, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Jacqueline Jacob va pouvoir rentrer chez elle. La grand-tante du petit Grégory, mise en examen pour le rapt et la mort du petit garçon de 4 ans, en 1984, faisait l'objet d'un contrôle judiciaire strict. Ce lundi, la justice a accepté de l'alléger.

L'un des avocats de Jacqueline Jacob, Me Frédéric Berna.
L'un des avocats de Jacqueline Jacob, Me Frédéric Berna. © Maxppp -

Dijon, France

Pour Jacqueline Jacob, c'est une première victoire. La chambre de l'instruction de Dijon examinait ce lundi la demande d'allègement du contrôle judiciaire de la grand-tante de Grégory Villemin, mise en examen en juin pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" de l'enfant. Les magistrats ont accepté d'alléger ce contrôle judiciaire : Jacqueline Jacob est autorisée à rentrer chez elle dans les Vosges, ont indiqué ses avocats. En revanche, elle ne peut toujours pas entrer en contact avec son époux, qui doit être interrogé le 4 décembre par la juge.

Avec son mari, elle est accusée d'être impliquée dans le décès du petit garçon de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne, en 1984. Après leur brève incarcération, en juin dernier, les deux époux étaient jusqu'ici soumis à un contrôle judiciaire strict : l'un et l'autre, obligés de résider séparément et loin de leur maison d'Aumontzey, dans les Vosges.

Un énorme soulagement" - Me Berna, l'avocat de Jacqueline Jacob

"Elle est très très très contente", explique l'avocat de Jacqueline Jacob, après avoir eu sa cliente au téléphone. Pour Me Berna, la septuagénaire ressent un "énorme soulagement" à l'idée de rentrer dans la maison où elle a toujours vécu. L'avocat indique aussi que Jacqueline Jacob a bien vécu son audition du vendredi 17 novembre : "Elle a le sentiment d'avoir été entendue, d'avoir pu s'exprimer (...) Entre vendredi et aujourd'hui, sa situation a fondamentalement changé."

Les "nécessités de l'enquête"

Un peu plus tôt dans la journée, Me Berna avait martelé une nouvelle fois que le couple a un alibi incontestable : le grand-oncle du petit Grégory Villemin était sur son lieu de travail le jour des faits selon ses avocats. "On ne peut plus nous dire que c'est quelque chose qui devrait rester à démontrer (...) tout converge vers leur présence au travail" au moment des faits, le 16 octobre 1984, avait-t-il répété.

Nouvelle audition le 4 décembre

Pour Jacqueline -comme pour Marcel Jacob-, le parquet général s'était opposé à la modification du contrôle judiciaire. Pour Jacqueline Jacob, cette opposition était motivée par le fait que "les investigations se poursuivent" et que son mari "n'a pas encore été entendu" par la juge Claire Barbier - il doit l'être le 4 décembre.

L'arrestation des deux septuagénaires, en juin dernier, a relancé ce mystère judiciaire vieux de 30 ans. Jamais inquiétés auparavant, les époux Jacob sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" auteurs de plusieurs lettres anonymes, très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent.

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