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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : décision ce vendredi pour un éventuel allègement du contrôle judiciaire de Marcel Jacob

mercredi 25 octobre 2017 à 12:28 - Mis à jour le mercredi 25 octobre 2017 à 17:05 Par Denis Souilla et Jacky Page, France Bleu Bourgogne, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

La chambre de l'instruction de Dijon a examiné mercredi matin la demande d'allègement du contrôle judiciaire de Marcel Jacob, mis en examen en juin pour l'enlèvement et la séquestration suivis de la mort de son petit-neveu Grégory. La décision sera rendue vendredi à 16 heures.

Maître Stéphane Giuranna, avocat de Marcel Jacob.
Maître Stéphane Giuranna, avocat de Marcel Jacob. © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Encore quelques jours d'attente pour Marcel Jacob. La chambre de l'instruction de Dijon a examiné mercredi matin la demande d'allègement du contrôle judiciaire du grand-oncle de Grégory Villemin, mis en examen en juin pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" de l'enfant. La décision sera rendue vendredi à 16 heures.

Marcel Jacob ne s'est pas déplacé au palais de justice de Dijon, c'est son avocat, maître Stéphane Giuranna, qui l'a représenté. « Il vit au milieu de nulle part, il n’y a pas de transports en commun », explique Me Giuranna. Depuis sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, Marcel Jacob doit en effet résider loin des Vosges, et séparé de son épouse Jacqueline, elle aussi mise en examen et éloignée du domicile conjugal.

Pour son défenseur, il est temps de modifier les conditions du contrôle judiciaire afin de lui permettre de rentrer chez lui. « En quatre mois et demi, j’estime qu’on aurait pu procéder à un certain nombre d’actes ». Il ajoute que la justice a eu 33 ans pour enquêter, un délai déraisonnable. "Qu'il vive là où il est, ou chez lui, ça ne change rien pour la justice", insiste l'avocat en précisant que son client n'en peut plus.

Les époux Jacob en liberté sous contrôle judiciaire

Les époux Jacob, mis en examen en juin dernier, sont actuellement en liberté sous contrôle judiciaire. Ils ont l'interdiction absolue de communiquer avec les médias, et l'obligation de résider séparément, loin de leur domicile dans les Vosges. Une situation qui n'a que trop duré selon leurs avocats. Pour les défenseurs du couple, s'il avait eu l'intention de s'entendre sur une version des faits, il a eu 33 ans pour la préparer, et leur séparation n'est d'aucune utilité. Si Marcel Jacob demande simplement à pouvoir rentrer chez lui, son épouse quant à elle, sollicite la levée totale des mesures de contrôle judiciaire. Demande qui sera examinée le 27 octobre.

Y-aura-t-il un allègement ?

Il n'est pas certain que la Justice accueille favorablement ces requêtes. Le procureur général Jean-Jacques Bosc, a requis le rejet des demandes, d'autant plus que la présidente de la chambre de l'instruction, qui instruit le dossier, n'a pas interrogé les époux Jacob depuis leur mise en examen. Une audition est programmée le 10 novembre avec Marcel Jacob, puis le 17 novembre avec sa femme. Tous les deux devraient clamer leur innocence. Leurs avocats estiment que la preuve est faite que les époux Jacob ne pouvaient pas matériellement avoir commis l'enlèvement et la séquestration suivis de mort du petit Grégory. Au moment des faits qu'on lui reproche, Marcel Jacob explique qu'il était sur son lieu de travail, c'est son employeur qui l'atteste.

De son côté, la défense de Murielle Bolle, elle aussi suspectée d'enlèvement suivi de mort, prépare une requête en nullité de sa mise en examen, assortie d'une question prioritaire de constitutionnalité sur les conditions de sa garde à vue en 1984.