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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob déférés au parquet général de Dijon

jeudi 15 juin 2017 à 10:13 - Mis à jour le vendredi 16 juin 2017 à 10:13 Par Virginie Salanson et Anne Pinczon du Sel, France Bleu Alsace, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Dans l'affaire du petit Grégory, le procureur de Dijon a donné une conférence de presse jeudi après-midi. Il a affirmé que "plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime". Deux membres de la famille Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été déférés vendredi matin au parquet.

Jacqueline Jacob, grand-tante de l'enfant disparu, a été déférée vendredi matin devant le parquet de Dijon.
Jacqueline Jacob, grand-tante de l'enfant disparu, a été déférée vendredi matin devant le parquet de Dijon. © Maxppp - Alexandre Marchi

Dijon, France

Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory, on été déférés au parquet général de Dijon vendredi matin, en vue de leur présentation à un juge d'instruction. Le couple est arrivé à la cour d'appel vers 8 heures. Il avait été placé en garde à vue mercredi, tout comme une tante de l'enfant, Ginette Villemin, interpellée elle aussi cette semaine dans les Vosges. Un rebondissement qui a relancé une affaire des plus énigmatiques de l'histoire criminelle depuis la découverte du cadavre de Grégory Villemin, quatre ans, au soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne.

À l'évidence plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime" - Jean-Jacques Bosc

Jacqueline Jacob, 85 ans, serait restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob, 71 ans, se serait lui contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien, face aux gendarmes qui tentent de percer le mystère de la mort du petit garçon de quatre ans, à l'origine d'un grand émoi dans le pays en 1984.

Ginette Villemin, la tante de l'enfant assassiné, a elle été remise en liberté jeudi soir. "Elle est libre et il n'y a strictement aucun élément contre elle, ni aucun élément nouveau" , a expliqué à franceinfo maître Rémi Stéphan, l'avocat de Ginette Villemin. "Contrairement à ce que dit le procureur général, elle a répondu aux questions des enquêteurs. Ce sont les mêmes questions qu'il y a 32 ans, sur les rapports entre les uns et les autres. Ce sont les mêmes questions mais la mémoire est moins bonne", a-t-il poursuivi.

"A ce stade, les investigations montrent qu'à l'évidence plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a affirmé jeudi Jean-Jacques Bosc, le procureur général de la cour d'appel de Dijon qui donnait une conférence de presse suite aux interpellations qui ont relancé l'affaire Grégory. Selon lui, "Il y a eu des repérages les jours avant le crime."

Deux corbeaux identifiés par l'expert graphologue

Ce sont des analyses graphologiques qui ont permis aux enquêteurs de procéder aux interpellations des trois membres de la famille Villemin. Depuis le début de cette enquête " la façon d'aborder les écritures a beaucoup évolué ", précise Jean-Jacques Bosc. L’expertise d’une lettre de menaces envoyée en 1983 à l'un des membres de la famille Villemin "est confondante à l’encontre d’une personne qui est Jacqueline Jacob", a déclaré le procureur qui a également évoqué une "similitude" entre l’écriture de ce courrier et celle du message de revendication du crime envoyé le jour des faits aux parents. Jacqueline Jacob est la grande-tante de Grégory.

Un autre courrier a été analysé : une lettre envoyée en 1989 à M. Simon, le président de la chambre d'instruction qui enquêtait à l'époque sur la mort de Grégory. Un courrier qui disait : " Vas-tu voir 1990 ? Ca c'est notre affaire, en tout cas tu seras tué. " Cette fois, l'expert graphologue estime que l'auteur de cette lettre serait Monique Villemin, la grand-mère de Grégory. Elle a été entendue en audition libre avec son mari mercredi dans les Vosges.

Une "pièce déterminante" de l'affaire livrée vendredi ?

"Quelques jours avant le passage à l'acte, des repérages et surveillances ont été réalisés, opérés par un homme portant une moustache et quelques fois accompagné d'une femme", a précisé Jean-Jacques Bosc, ajoutant que l'enquête s'oriente vers la vérification des emplois du temps des suspects dans le cadre de leur garde à vue. Le procureur a ajouté que les gardés à vue refusent de répondre aux questions et "invoquent leur droit au silence."

Des perquisitions ont été menées au domicile des suspects. Le procureur général de Dijon prévoit de s'exprimer à nouveau vendredi après-midi. Gérard Welzer, avocat de Marie-Ange Laroche, dont le mari, Bernard, soupçonné dans un premier temps dans cette affaire, a été abattu d'un coup de fusil par le père du petit Grégory, s'est dit vendredi matin sur franceinfo "persuadé" que le procureur allait livrer "une pièce déterminante, scientifique et incontestable" dans l'affaire. "On ne peut pas avoir réuni autant de journalistes et avoir réveillé cette France médiatique sans avoir quelque chose de déterminant, j'en suis persuadé. Je pense que cet après-midi on va nous sortir une pièce déterminante, scientifique, incontestable", a-t-il ajouté.

Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob déférés au parquet général de Dijon - Visactu
Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob déférés au parquet général de Dijon © Visactu -

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