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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : la confrontation entre Murielle Bolle et son cousin n'a rien donné

vendredi 28 juillet 2017 à 20:36 Par Soizic Bour, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

La confrontation entre Murielle Bolle et son cousin n'a pas abouti. Les deux protagonistes dans l'affaire de la mort du petit Grégory sont restés sur leurs positions.

Le procureur général Jean-Jacques Bosc.
Le procureur général Jean-Jacques Bosc. © Radio France - Soizic Bour

Dijon, France

Elle était très attendue. Mais la confrontation entre Murielle Bolle, témoin-clé dans l'affaire de la mort du petit Grégory et son cousin, n'a pas abouti. Trois heures de face-à-face n'y ont rien changé, les deux protagonistes ont campé chacun sur leurs positions.

32 ans qu'ils ne s'étaient pas vus

Ils se sont retrouvés ensemble dans le bureau de la présidente de la chambre de l'instruction, 32 ans après les faits et 32 ans pendant lesquels ils ne s'étaient pas vus. Murielle Bolle était âgée de 15 ans au moment des faits, elle avait alors mis en cause Bernard Laroche, son beau frère, avant de finalement se rétracter, sous la pression de sa famille, le 6 novembre 1984, c'est en tout cas ce qu'affirme son cousin.

Des discours qui ne concordent pas

Mais selon les avocats de Muriel Bolle, les deux discours ne concordent pas. Muriel Bolle dit ne pas connaître ce parent, et surtout continue d'affirmer ne pas avoir été frappée au visage par sa famille - ce que dit son cousin -, un argument qui ne tient pas pour Maîtres Ballorin et Tessonnière, les avocats de Muriel Bolle : "Le 5 novembre, elle est vue par le juge Lambert, le 6 novembre, elle est vue par le juge Lambert, le 7 novembre elle passe à la télé en gros plan sur France 2, si il y avait eu les traces de coups qu'on lui décrit, bien sûr, on les aurait vus", affirme Maître Tessonnière.

Pourtant pour Maitre Tymoczko, qui représente le cousin, Patrick a au contraire eu la mémoire qui lui est d'avantage revenue pendant cette confrontation : "Il m'a donné des détails qui prouvent qu'il la connaissait et qu'il a eu avec celle ci des relations peut-être pas proches mais suffisantes pour pouvoir nous dire aujourd'hui ce que Murielle Bolle lui aurait confié il y a trente ans", note-t-il.

"Un témoin crédible" pour le procureur général

C'est donc "parole contre parole" pour Maître. Une bataille d'avocats s'annonce, même si le procureur général Jean-Jacques Bosc, lui, considère que "le cousin est un témoin crédible étant donné les autres éléments de l'enquête". Le procureur général a également annoncé que l'information judiciaire se poursuivait, "il y a notamment une commission rogatoire et les gendarmes poursuivent les investigations", a-t-il ajouté.