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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur la garde à vue de Murielle Bolle en 1984

mardi 11 septembre 2018 à 14:53 - Mis à jour le mardi 11 septembre 2018 à 15:06 Par Blandine Costentin, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Le Conseil constitutionnel saisi sur l'affaire Grégory. La haute juridiction devra examiner les conditions de la garde à vue de Murielle Bolle en novembre 1984. Alors âgée de 15 ans, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d'avoir enlevé Grégory Villemin, avant de se rétracter.

Murielle Bolle dans les années 80.
Murielle Bolle dans les années 80. © Maxppp - Vincent HOPE

Vosges, France

La Cour de cassation a décidé ce mardi de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité concernant la garde à vue de Murielle Bolle, les 2 et 3 novembre 1984. Cette QPC porte sur les conditions dans lesquelles l'adolescente Murielle Bolle -15 ans à l'époque- avait été interrogée par les gendarmes et sur le respect de ses droits en tant que mineure. La haute juridiction a jugé "sérieuse" la question posée par les avocats de Murielle Bolle qui estiment que ses droits fondamentaux n'avaient pas été respectés.

La défense de Murielle Bolle relève par exemple que les enquêteurs ne lui ont pas notifié le droit de se taire ou qu'elle n'avait à ses côtés ni avocat, ni parent alors qu'elle était mineure. En mars 2018, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon avait rejeté un premier recours, d'où la saisine de la Cour de cassation. Au cours de cette garde à vue, l'adolescente avait accusé son beau-frère d'avoir enlevé Grégory Villemin, retrouvé mort dans la Vologne. Puis la jeune fille s'était rétractée.

Objectif des avocats de Murielle Bolle : faire annuler sa garde à vue de 1984

L'objectif des avocats de Murielle Bolle : faire annuler cette garde à vue, moment-clé dans l'enquête. S'ils obtiennent gain de cause, ce serait un nouveau coup de boutoir dans ce dossier, vieux de 34 ans, mais relancé en 2017. En mai dernier, sur leur requête, la cour d'appel de Dijon a déjà annulé la mise en examen de leur cliente (juin 2017) pour des questions de procédure, de même que celle des époux Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory.  Mais le parquet général veut redemander à moyen terme ces trois mises en examen.

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