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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire du petit Grégory

Affaire Grégory : la justice ne reviendra pas sur la garde à vue de Murielle Bolle en 1984

mercredi 7 mars 2018 à 10:56 Par Blandine Costentin et Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a rejeté ce mercredi une requête des avocats de Murielle Bolle. Ils souhaitaient l'annulation de la garde de vue de 1984, quand l'adolescente avait accusé Bernard Laroche de l'enlèvement de Grégory Villemin.

Murielle Bolle en 2017.
Murielle Bolle en 2017. © AFP - Patrick Hertzog

Dijon, France

Même si l'enquête sur l'affaire Grégory, une crime non résolu depuis plus de 30 ans, a été relancée en 2017, la justice ne reviendra pas sur l'un des premiers actes de procédure de ce drame : la garde à vue de Murielle Bolle, les 2 et 3 novembre 1984. Lors de cette garde à vue, l'adolescente avait accusé son beau-frère d’avoir enlevé le petit garçon de 4 ans, avant de se rétracter. Ce mercredi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a rejeté la requête des avocats de Murielle Bolle, âgée aujourd'hui de 48 ans. Me Ballorin, l'un de ses défenseurs, l'a confirmé à France Bleu Bourgogne.

Pour obtenir l'annulation de la garde à vue, les défenseurs de Murielle Bolle ont utilisé la procédure complexe de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Agée de 15 ans lors de cette audition en 1984, la jeune fille n'était pas assistée par un avocat. La loi ne l’imposait pas à l’époque, mais les avocats souhaitaient que ce principe des droits de la défense soit tranché par référence à la Constitution.

Requête en nullité sur la mise en examen de 2017 : audience le 30 mars

Sur cette QPC rejetée, les avocats de Murielle Bolle, vont se pourvoir en cassation. Mais en attendant, ils ont déjà déposé une requête pour faire annuler sa garde à vue de juin 2017 et sa mise en examen pour enlèvement suivi de mort. Ce volet du dossier sera étudié le 30 mars.

Ils réclament aussi l’assouplissement de son contrôle judiciaire. Une précédente demande, en janvier 2018, a été rejetée, alors que cette mesure a été accordée à Jacqueline et Marcel Jacob, grande-tante et grand-oncle de Grégory Villemin, également mis en examen dans ce dossier.

En 1984, après la mort de Grégory Villemin le 16 octobre, Bernard Laroche avait été incarcéré, puis relâché avant d'être tué d'un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, en 1985. Aujourd'hui, la justice soupçonne Murielle Bole d'avoir participé à l'enlèvement et soutient que sa rétractation s'explique par des violences familiales subies à l'époque. Elle le conteste.